Neutralisation des FDLR – retrait de l’armée rwandaise de la RDC, deux grands engagements pris respectivement par Kinshasa et Kigali dans le cadre de l’accord de paix de Washington n’ont pas encore été mis en œuvre, une année après sa signature, a déploré vendredi, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Massad Boulos, conseiller spécial du président américain sur des questions africaines.
Alors que la diplomatie progresse sur le papier, les combats, les souffrances des civils et l’instabilité régionale continuent de surpasser les efforts de paix. Déçu, Washingtona averti que toute obstruction persistante entraînerait des mesures de responsabilisation supplémentaires, citant leurs récentes sanctions contre le Rwanda pour son soutien au M23 et au trafic illicite de minerais.
« Notre message aux parties est clair : abandonnez la dangereuse quête d’une solution militaire à ce conflit et engagez-vous pleinement et immédiatement à respecter les cadres de paix convenus », a insisté le Monsieur Afrique de Donald Trump.
Les États-Unis ont estimé par ailleurs que la MONUSCO demeure essentielle aux efforts de paix en République démocratique du Congo, soulignant son rôle dans la surveillance du cessez-le-feu, les efforts de désarmement, de démobilisation et de réintégration, ainsi que la riposte à l’épidémie d’Ebola.
« La surveillance et la vérification sont nécessaires pour clarifier la situation sur le terrain et identifier les violations », a affirmé Massad Boulos.
Les autres membres du Conseil de sécurité ont déclaré que l’est de la République démocratique du Congo restait englué dans un conflit fragile malgré l’accord de paix de Washington l’an dernier et les pourparlers de Doha en cours. Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), James Swan, a exhorté toutes les parties à « persévérer dans la voie d’une paix durable ».
James Swan a déclaré que les rebelles du M23, soutenus par les forces rwandaises, continuent de consolider leur contrôle dans les zones occupées malgré les progrès des mécanismes de cessez-le-feu. Il a averti que près de 27 millions de personnes sont confrontées à l’insécurité alimentaire, que les opérations humanitaires restent sous-financées et qu’une nouvelle épidémie d’Ebola risque de se propager depuis les zones de conflit.
Les différentes délégations ont largement convenu qu’il n’existe pas de solution militaire, soutenant la mise en œuvre de la résolution 2773 (2025), la surveillance du cessez-le-feu et le maintien du rôle de la MONUSCO.





