Le représentant permanent de la RDC auprès des Nations unies, Zénon Mukongo Ngay s’est félicité des mesures adoptées par certains partenaires internationaux, comme les États-Unis, pour sanctionner le réseau rwandais impliqué dans le trafic illicite de minéraux pillés dans l’est de la République démocratique du Congo.
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni vendredi pour une séance d’information publique sur la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, notamment sur les activités de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Au cours de ce briefing, le diplomate congolais a déclaré que la paix devait être rétablie au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, ajoutant que les massacres de civils et le pillage des ressources naturelles « ne sont pas de simples accidents » ; ils pourraient être qualifiés de « génocide ».
Dans son intervention, Zénon Mukongo a condamné l’offensive continue de l’armée rwandaise et des rebelles du M23. « C’est un fait établi au plus haut niveau de l’ONU », a-t-il affirmé, soulignant que cette coalition continue d’occuper le territoire congolais, d’y établir des administrations parallèles et de menacer de nouvelles conquêtes militaires.
« Des centaines de civils, dont des femmes et des enfants, sont tués chaque jour, et des millions de personnes ont été déplacées. La résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité exige le retrait inconditionnel des Forces de défense rwandaises du territoire congolais et la cessation immédiate des hostilités menées par le M23 », a-t-il déclaré.
Pas de solution militaire
S’exprimant au nom de l’A3, le Libéria a condamné la violence perpétrée par le M23. « Il n’existe pas de solutions militaires », a-t-il rappelé, soulignant l’importance d’une diplomatie menée par l’Afrique et de la cohérence des efforts diplomatiques.
« Les attaques contre les civils, les enrôlements forcés, les exécutions sommaires, les enlèvements et autres violations graves sont inacceptables et doivent cesser immédiatement », a exigé l’ambassadeur Lewis Garseedah Brown II, appelant au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Profondément préoccupé par les cas documentés de violences sexuelles liées au conflit, il a souligné que les victimes doivent recevoir des soins et que justice soit faite.
S’agissant de la Monusco, il a fait remarquer que tout retrait doit être « responsable, progressif et conditionné par la situation », et l’ONU doit « conserver une flexibilité suffisante » pour pouvoir soutenir la protection des civils, le rétablissement de l’autorité de l’État et le renforcement des institutions nationales.





