A l’ONU, la France a souligné qu’un cessez-le-feu demeure essentiel pour l’ensemble de la région des Grands Lacs. « Le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale congolaises est non négociable », a déclaré l’ambassadeur Jérôme Bonnafont, insistant : « Il n’y a pas de solution militaire à ce conflit ».
Le diplomate français a appelé toutes les parties à se conformer à la résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité, notamment au retrait des forces rwandaises (RDF) et à la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
« Un cessez-le-feu effectif est essentiel pour protéger la population des combats et donner une chance à la paix », a-t-il indiqué, soulignant la nécessité d’une pleine mise en œuvre de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.
La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo demeure « complexe, instable et dévastatrice pour la population », a affirmé James Swan, chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).
Le représentant spécial d’Antonio Guterres a déploré le fait qu’un an après la signature d’un accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, d’intenses combats se poursuivent entre l’Alliance du fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenue par les Forces de défense rwandaises (RDF), et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les Wazalendo et, dans certaines localités, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
« J’exhorte toutes les parties aux accords de Washington et de Doha à maintenir les acquis diplomatiques obtenus à ce jour, à consolider les progrès accomplis dans la mise en œuvre des protocoles déjà signés, à faire progresser les discussions sur les questions contenues dans les protocoles restants, y compris les aspects humanitaires, et en bref, à persévérer dans la voie d’une paix durable », a-t-il déclaré.
Malgré cette instabilité persistante, il a assuré que le soutien de la MONUSCO aux aspirations du peuple congolais à une paix, une sécurité et un développement durables demeure inébranlable.
Dans l’est de la RDC, les civils « continuent de payer le prix le plus lourd ». Depuis le 19 mars, la MONUSCO dit avoir recensé 632 décès de civils liés au conflit armé au Nord-Kivu et en Ituri, où l’accès humanitaire demeure extrêmement difficile malgré l’intensification des efforts de Casques bleus pour protéger les civils et faciliter l’acheminement de l’aide.





