La persistance du conflit armé préoccupe au plus haut point la sous-région, impactée par ses conséquences. Pour la Tanzanie, la solution à la crise et à la situation humanitaire dans l’est de la RDC n’est pas militaire, mais plutôt exige « un dialogue inclusif, la diplomatie et le renforcement de la confiance ».
Les combats entre l’armée congolaise et les rebelles de l’AFC-M23 soutenus par l’armée rwandaise poussent des flux continus de réfugiés vers les pays voisins. Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, la Tanzanie a appelé au respect des accords de cessez-le-feu et à l’acheminement de l’aide humanitaire vers les zones touchées notamment au Nord-Kivu.
« Le respect intégral des accords de cessez-le-feu est un élément essentiel à la désescalade », a souligné le représentant de la République-Unie de Tanzanie,Togolani Mavura, saluant également les missions de cessez-le-feu et de vérification menées par la MONUSCO au Nord et au Sud-Kivu.
Qualifiant la question du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration des anciens combattants de « fondamentale pour la stabilité à long terme », le diplomate tanzanien a insisté sur l’importance d’un dialogue continu entre la Mission onusienne et le gouvernement hôte concernant sa présence et sa configuration future.
Face à la poursuite des affrontements, la Tanzanie a appelé le Conseil de sécurité à maintenir au cœur de ses efforts « la protection des civils, et en particulier des femmes et des enfants ».






