Des progrès diplomatiques encourageants ont été réalisés ces derniers mois, a affirmé mardi Kate Foster, représentante permanente adjointe du Royaume-Uni auprès de l’ONU, lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la région des Grands Lacs, saluant les avancées accomplies dans le cadre des processus de Doha et de Washington, notamment les récents déploiements de l’EJVM+ avec le soutien de la MONUSCO, ainsi que les efforts de médiation en cours menés par l’Union africaine.
Londres estime qu’une « diplomatie soutenue a créé une opportunité de progrès » dans l’est de la RDC. Cependant, a précisé Kate Foster, sa mesure se basera sur les changements concrets sur le terrain : la sécurité des civils, l’accès de l’aide humanitaire à ceux qui en ont besoin et le respect des engagements pris par les parties.
« Nous exhortons toutes les parties et les dirigeants régionaux à transformer l’élan diplomatique actuel en une paix durable », a-t-elle déclaré, appelant Kinshasa et Kigali à cesser les hostilités, à mettre en œuvre intégralement leurs engagements et à s’engager de manière constructive et de bonne foi dans les processus de paix.
Pour le Royaume-Uni, les processus menés par Washington, Doha et l’Union africaine doivent se renforcer mutuellement, avec une coordination claire et une appropriation africaine. « Le progrès dépend aussi de la capacité de ceux qui œuvrent pour la paix à faire leur travail », a-t-elle souligné.
Dans sa déclaration, la diplomate a condamné par ailleurs l’utilisation croissante de drones, d’artillerie lourde et d’armes explosives dans les zones peuplées, qui accroît la menace qui pèse sur les civils et les infrastructures civiles.
« Toutes les parties doivent respecter le mandat de la MONUSCO et garantir à la Mission la liberté de circulation dont elle a besoin. Et toutes les parties doivent pleinement respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, notamment en matière de protection des civils », a-t-elle ajouté, martelant que, pour parvenir à une paix durable, les accords et les mécanismes doivent désormais apporter des améliorations concrètes aux populations sur le terrain.






