L’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, affiche l’attitude républicaine : il a pris position contre la rébellion du président de la République honoraire, Joseph Kabila. Par conviction, le leader de l’UNC défend l’ordre constitutionnel contre le FRN qui tente de le renverser par la force.
Sa réaction était très attendue. Le pacificateur a enfin adressé un message clair au nouveau chef de guerre : le changement politique, les réformes ou l’accès au pouvoir doivent s’opérer par des voies légales et démocratiques et non par la violence ou la rébellion.
« Nous devons tous rejeter la rébellion comme mode d’accès au pouvoir. Nous devons mettre fin à ce cycle interminable de conflits suivis de dialogues, en espérant que celui que nous tiendrons sera le dernier et qu’il jettera véritablement les bases du développement de notre pays », a-t-il déclaré mercredi 14 octobre, insistant sur le fait que toute solution aux crises de la RDC doit impérativement passer par une issue politique.
Kabila, qui a dirigé la RDC entre 2001 et 2019, a fustigé le bilan de Félix Tshisekedi. Il l’accuse de n’être motivé que par la pérennisation de son pouvoir et de se comporter comme « le chef d’un clan » plutôt que d’un État, dénonçant des dérives autoritaires.
Pour Kamerhe, le nouvel allié du Rwanda ne peut pas « effacer son propre bilan en accusant son successeur ». Dans la foulée, il a mis en avant l’arbitrage par le droit et l’histoire. « Vous appelez à la paix dans vos discours, vous appelez à la rébellion dans vos actes. Le peuple vous jugera sur vos actes », a-t-il souligné.
Alors que l’ex-chef de l’Etat affirme que « le Congo est en péril », critiquant la gestion de la guerre dans l’est et l’implication de groupes armés, l’ancien speaker de la Chambre basse du Parlement congolais, réaffirmant son soutien à Félix Tshisekedi, a estimé que cette évolution de la situation conforte, à ses yeux, la justesse des mises en garde du président de la République face à une menace qu’il avait identifiée.
Face à cette menace existentielle, Vital Kamerhe à exhorté le peuple congolais à resserrer ses rangs autour de la défense de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et de l’ordre constitutionnel.
Cette position illustre la volonté de l’ancien directeur de cabinet du président Tshisekedi de s’en remettre aux institutions, à la mémoire collective et à la légitimité républicaine plutôt qu’à l’escalade militaire ou à la violence insurrectionnelle.








