Le secrétaire général du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), Devos Kitoko, a condamné samedi la réapparition de Joseph Kabila sous une étiquette militaire dans le but, selon lui, de servir de bouclier politique et diplomatique au Rwanda, transformant une agression étrangère flagrante en une crise de légitimité purement nationale.
Dans un contexte de tensions politiques extrêmes en République démocratique du Congo, le collaborateur de Martin Fayulu estime que l’agenda du Front pour la refondation de nation (FRN) est dicté par Kigali et non par des revendications congolaises.
« Joseph Kabila est un pantin utilisé par le Rwanda pour effacer les crimes commis par les Forces rwandaises de défense en RDC », a-t-il dénoncé dans une interview accordée samedi 23 octobre 2026 à la radio Top Congo, accusant l’ancien chef de l’Etat de recourir aux armes pour tenter de revenir au pouvoir.
De l’avis de Devos Kitoko, en plaçant Kabila à la tête du FRN, le président rwandais Paul Kagame chercherait à légitimer l’insurrection en la faisant passer pour une révolution interne, plutôt que pour une violation de la souveraineté de la RDC par le Rwanda.
En outre, le SG de l’ECiDé a condamné le projet de changement constitutionnel porté par le président Félix Tshisekedi et sa famille politique. « Personne ne réussira à changer la Constitution actuelle pour se maintenir éternellement au pouvoir », a-t-il souligné, réaffirmant la détermination de son parti et de la coalition C64 à défendre l’ordre constitutionnel.
La solution à cette crise, a-t-il insisté, passe par un dialogue national inclusif. Ainsi, a-t-il mis en avant les démarches de plaidoyer initiées par la C64 auprès des partenaires internationaux de la RDC pour obtenir un soutien en faveur d’une sortie de crise négociée.
Portée par ses principaux leaders, Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Matata Ponyo, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, la C64 estime qu’il n’existe aucune solution militaire à la crise sécuritaire et humanitaire qui frappe le pays. Elle entend notamment de rapprocher Félix Tshisekedi et Joseph Kabila pour jeter les bases d’un dialogue.






