Dans la partie orientale de la RDC, il existe un décalage entre les progrès constatés sur le papier et la réalité observée sur le terrain. L’Union européenne (UE) a déploré vendredi la poursuite des hostilités entre l’armée congolaise et la milice AFC-M23 appuyée par l’armée rwandaise, en dépit des accords de Washington signés jeudi par les présidents Félix Tshisekedi de la RDC et Paul Kagame du Rwanda.
Quelques heures seulement après la ratification des accords de Washington, les combats se sont intensifiés, notamment au Sud-Kivu, où les FARDC ont riposté aux offensives de la coalition menée par les RDF.
« Un cessez-le-feu effectif est nécessaire de toute urgence », a déclaré Anouar EI Anouni, porte-parole de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, exhortant toutes les parties à honorer leurs engagements et à mettre en œuvre rapidement la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, des accords de Washington et de l’accord-cadre de Doha.
« L’UE salue les efforts des États-Unis. L’engagement renouvelé de la RDC et du Rwanda à rechercher une solution politique au conflit en cours dans l’est de la RDC constitue une avancée importante. Il en va de même des progrès accomplis entre la RDC et le M23 sous l’égide du Qatar à Doha. Parallèlement, l’UE déplore la poursuite des hostilités et des violences dans l’est de la RDC, ainsi que la crise humanitaire persistante et les violations des droits de l’homme », a-t-il poursuivi.
Dans un climat de méfiance accrue entre Kinshasa et Kigali, l’UE a réaffirmé son ferme soutien à un règlement pacifique du conflit dans l’est de la RDC et se dit prête à contribuer à la consolidation de la paix par l’intégration économique régionale.
« L’inclusion de tous dans les processus menés aux niveaux régional et national est primordiale », a rappelé l’UE, soulignant l’importance des efforts menés par l’Union africaine pour parvenir à une paix durable, comme cela a été réaffirmé lors du 7e sommet UA-UE, tenu du 24 au 25 novembre en Angola.





