Kinshasa a convaincu plusieurs groupes armés de déposer les armes afin de retrouver une vie civile. Le président Félix Tshisekedi a dépêché son ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, auprès du médiateur de l’Union africaine, Faure Gnassingbé, pour lui faire le point sur ce processus de démobilisation.
Porteur d’un message du président Tshisekedi à son homologue togolais, le ministre Anzuluni a été reçu mardi 29 septembre 2026 à Lomé. La missive porte sur les avancées du processus engagé par les autorités congolaises en matière de démobilisation des groupes armés afin de permettre la consolidation de la paix dans l’est de la République démocratique du Congo.
« Nous avons été envoyés auprès du président du Conseil, son excellence monsieur Faure Essozimna Gnassingbé afin de lui transmettre un message spécial du Président de la République démocratique du Congo, son excellence monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ce message est lié au processus de paix dans l’est de la RDC, dans lequel le président Faure Gnassingbé est également impliqué en tant que médiateur de l’Union africaine », a déclaré Floribert Anzuluni.
Les tensions persistent dans l’est de la RDC malgré les efforts diplomatiques déployés par les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine. Le Rwanda continue de soutenir l’offensive des rebelles de l’AFC-M23.
Cette crise était au cœur d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU convoquée mardi par la France. Dans son intervention, le représentant de la RDC a rappelé la signature, le 30 mai 2026, d’un protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement des FDLR-FOCA, ainsi que l’adhésion de trois autres groupes au dépôt volontaire des armes le 29 août.
Selon Zénon Mukongo, le gouvernement congolais prépare également une opération de neutralisation des FDLR dans la zone NAI-1 et sollicite l’appui du Conseil de sécurité et de la MONUSCO pour accompagner et vérifier ce processus.
Par ailleurs, la RDC dit attendre la même rigueur de toutes les parties dans l’application de leurs engagements, notamment la cessation du soutien au M23 et le retrait des forces rwandaises du territoire congolais, conformément à la résolution 2773.
Le diplomate congolais a demandé aussi la suspension de toute nouvelle participation, de tout nouveau déploiement et de toute rotation de contingents rwandais dans les opérations de paix des Nations Unies, jusqu’au retrait vérifié des forces rwandaises du territoire congolais, soulignant qu’il s’agit d’une exigence de cohérence, de crédibilité et d’éthique pour les opérations de paix.







