Après Lomé, l’émissaire de Félix Tshisekedi est arrivé à Luanda, où il a été reçu mercredi matin par le président angolais João Lourenço. Objectif : présenter l’évolution du processus de désarmement et de démobilisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un engagement majeur pris par la RDC dans le cadre de l’accord de paix de Washington.
Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a remis au chef de l’Etat angolais un message écrit dans lequel Félix Tshisekedi a décrit ce qui a été déjà fait par le gouvernement congolais pour neutraliser les FDLR et les opérations qui seront menées dans les prochains jours.
En impliquant la région, Kinshasa entend coincer Kigali, qui considère la présence de ces rebelles sur le sol congolais comme une menace existentielle pour sa sécurité et s’en sert pour justifier son intervention militaire au Nord-Kivu et Sud-Kivu.
« L’envoyé spécial du président Tshisekedi, en quittant la réunion, a déclaré que le message de son leader s’adresse à des aspects liés à la renforcement des relations bilatérales. Il a également souligné que la lettre contient des aspects liés à la situation de sécurité dans certaines régions de la République démocratique du Congo. Il a également souligné le rôle de l’Angola dans le processus de pacification dans cette région », rapporte la présidence angolaise.
Des opérations de désarmement et de rapatriement des FDLR sont menées avec le concours de la Monusco. 120 membres et personnes à charge ont été remis aux autorités rwandaises en septembre 2026.
Alors que le Rwanda a conditionné le retrait de ses troupes du territoire congolais à la neutralisation complète de ce groupe armé, Kinshasa veut montrer sa bonne foi en exécutant sans faille ses engagements. Le gouvernement congolais estime qu’en réglant définitivement le cas de ce mouvement, le Rwanda n’aura plus aucune justification pour intervenir en RDC ou soutenir la rébellion de l’AFC/M23.
Les avancées de ce processus de désarmement ont été présentées également au médiateur de l’Union africaine, Faure Gnassingbé, mardi 29 septembre à Lomé.






