Dans la région des Grands Lacs, particulièrement dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), « les perspectives de paix et de stabilité restent incertaines », a déclaré mardi Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU auprès de l’Union africaine, devant le Conseil de sécurité qui examinait la coopération entre l’ONU et l’Union africaine face à l’aggravation des conflits dans la Corne de l’Afrique, la région des Grands Lacs et le Sahel.
Lors de son intervention, le chef du bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale a indiqué que les efforts visant à parvenir à un règlement durable se poursuivent à travers plusieurs voies complémentaires, notamment la médiation menée par l’Union africaine, sous la direction du président Gnassingbé et en collaboration avec le Panel des facilitateurs, la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), ainsi que le processus de Washington, piloté par les États-Unis, et le dialogue de Doha, facilité par l’État du Qatar.
Toutefois, a-t-il regretté, « ces processus sont entravés par une mise en œuvre insuffisante, la poursuite des combats malgré les engagements des parties en faveur d’un cessez-le-feu permanent et les tensions régionales persistantes ».
L’ampleur et la complexité des défis actuels exigent, selon lui, un partenariat plus solide ONU-UA, qui anticipe les crises, s’attaque aux pressions qui les entretiennent et transforme l’engagement partagé en une action rapide, prévisible et responsable.
Dans ce contexte, Parfait Onanga-Anyanga a appelé à un renforcement des investissements dans la prévention, la médiation et les solutions politiques nationales ; à un soutien prévisible et durable aux opérations de maintien de la paix menées par les Africains ; et à une coordination soutenue entre l’ONU et l’Union africaine, de leurs deux conseils jusqu’aux niveaux opérationnels.
Pour le représentant américain, l’UA et l’ONU devraient continuer de faciliter les processus de paix menés par les États-Unis et le Qatar afin de résoudre le conflit persistant et d’apporter la prospérité à tous.
Le diplomate congolais, Zénon Mukongo, quant à lui, a affirmé que pour donner pleinement effet à l’action collective au service de la paix, « le partenariat ONU-UA doit maintenant passer d’une rhétorique des mécanismes à une action concrète, de la réaction à la prévention et des engagements aux résultats ».






