Le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sur la mise en œuvre de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo (RDC) et la région des Grands Lacs est attendu devant le Conseil de sécurité, ce mardi 13 octobre 2026. Il sera présenté par son envoyé spécial dans la région, Huang Xia, dans un contexte de fortes tensions.
Six mois après son dernier passage devant l’organe des Nations unies chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationale, la situation, tant sur le plan sécuritaire qu’humanitaire, ne s’est pas améliorée. Les combats entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles du l’AFC-M23 soutenus par l’armée rwandaise se poursuivent sans relâche dans l’est de la RDC, avec des affrontements persistants signalés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu malgré les cessez-le-feu conclus dans le cadre de diverses initiatives de médiation.
Ces derniers jours, les FARDC ont intensifié leurs opérations aériennes contre l’AFC-M23, mais le groupe rebelle continue de consolider et d’étendre son territoire dans ces deux provinces.
Lors de la réunion de ce mardi, Huang Xia pourrait informer les membres du Conseil de ses échanges avec les dirigeants régionaux, les médiateurs et les facilitateurs, dans le cadre de son mandat de bons offices visant à appuyer les processus de médiation en cours. Il pourrait notamment mentionner sa participation à la réunion d’évaluation semestrielle du médiateur et des facilitateurs de l’UA sur la situation dans l’est de la RDC, qui s’est tenue à Lomé (Togo) en juin.
La nécessité d’une meilleure coordination entre les différentes initiatives de médiation dans la région des Grands Lacs est une question récurrente pour le Conseil de sécurité. Depuis le début de l’année, l’effort de médiation mené par l’Afrique s’est intensifié et semble avoir élaboré une feuille de route politique définissant les objectifs fondamentaux et les priorités clés en vue de trouver une solution négociée à la crise dans l’est de la RDC.
Alors que la détérioration de la situation sécuritaire exacerbe les tensions régionales, la médiation américaine se poursuit activement pour tenter de résoudre la crise rwando-congolaise.
La septième réunion du Mécanisme conjoint de coordination en matière de sécurité (MCCS), l’une des structures mises en place dans le cadre des Accords de Washington, s’est tenue à Genève les 16 et 17 septembre. La réunion a porté sur plusieurs engagements en suspens, notamment : la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR); la levée des mesures défensives du Rwanda (une référence utilisée pour appeler le Rwanda à retirer ses forces de la RDC) et la mise en œuvre du plan congolais pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration des combattants des FDLR, qui a été présenté lors de la dernière réunion du JSCM en août.
Face à cette crise complexe, l’ONU insiste sur une solution politique. Fin septembre, le Conseil de sécurité a lancé un appel pressant à la cessation immédiate des hostilités et à l’application effective des accords de paix et des processus diplomatiques. Il a également réitéré l’exigence d’un retrait des troupes rwandaises et de l’arrêt de tout soutien au groupe armé AFC/M23, conformément à la résolution 2773.






