L’ONU a alerté jeudi 15 octobre sur le fait que l’escalade de la violence dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) continue de provoquer des déplacements de population et d’entraver l’accès humanitaire.
Selon le porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, Farhan Hag, les récentes hostilités entre l’armée congolaise et les rebelles du FRN (anciennement AFC-M23) au Nord-Kivu et au Sud-Kivu ont déplacé plus de 26 000 personnes, aggravant encore les besoins humanitaires.
En Ituri, dans la partie nord-est du pays, la situation est également préoccupante. L’insécurité continue de mettre en danger les civils et les opérations humanitaires. « Quatre civils ont été tués mardi près de Pimbo, dans le territoire de Djugu, entraînant la suspension du trafic sur la route nationale 27, axe humanitaire et commercial essentiel, et l’annulation d’une mission humanitaire prévue », a-t-il déploré lors du point de presse quotidien de l’ONU.
La détérioration de la situation sécuritaire affecte également la riposte à l’épidémie d’Ebola. Les autorités sanitaires nationales font état de près de 9 100 cas confirmés d’Ebola et de plus de 4 400 décès.
« Malgré ces difficultés, nous et nos partenaires humanitaires continuons d’appuyer les autorités nationales dans leurs efforts pour contenir l’épidémie et venir en aide aux communautés touchées », a-t-il souligné.
Face à cette crise complexe, les Nations unies ont réitéré leur appel à toutes les parties pour qu’elles protègent les civils et les infrastructures civiles, respectent le droit international humanitaire et garantissent un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave aux personnes qui en ont besoin.






