En mission diplomatique au Togo après l’étape de l’Ouganda, où il s’était entretenu lundi avec le président Yoweri Museveni sur la crise sécuritaire persistante dans l’est de la RDC, le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a été reçu mardi 14 juillet par le président du conseil togolais Faure Gnassingbé, qui conduit la médiation africaine dans ce conflit qui oppose Kinshasa à Kigali.
Outre les perspectives de consolidation de la coopération entre la République démocratique du Congo et le Togo, les discussions ont également porté sur « les défis sécuritaires auxquels est confronté l’est de la République démocratique du Congo, ainsi que sur les efforts de médiation en cours en faveur de la consolidation de la paix et du rétablissement de la sécurité dans cette partie du pays ».
Selon la présidence togolaise, Floribert Anzuluni a remercié Faure Gnassingbé pour son implication personnelle afin de trouver une solution durable à la situation conflictuelle qui prévaut dans la région des Grandes Lacs.
« Le président Faure Essozimna Gnassingbé est le médiateur désigné de l’Union africaine pour la résolution de la crise dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs. A ce titre, il poursuit les consultations avec les différentes parties prenantes afin de favoriser un règlement pacifique et durable du conflit », a-t-elle expliqué.
Dans ce conflit, le rôle du président togolais consiste à harmoniser les initiatives de paix, à mettre fin au trafic illicite de minerais finançant les milices et à apaiser les tensions avec le Rwanda. Pour mener à bien sa mission, il s’appuie sur une série d’initiatives diplomatiques.
Gnassingbé, qui a succédé à João Lourenço comme facilitateur officiel de l’Union africaine pour la région des Grands Lacs, maintient un dialogue direct avec Kinshasa et Kigali, tout en collaborant avec les Nations unies.
Il organise régulièrement des sommets stratégiques, comme les réunions de Lomé tenues en janvier et juin 2026, visant à évaluer et consolider la cohérence des processus de paix régionaux. Lors de conférences internationales, il a fermement dénoncé l’exploitation illégale des ressources minières dans l’est de la RDC et a appelé à une meilleure traçabilité pour couper les vivres aux milices.Ses efforts visent à créer une synergie entre les processus de Luanda et de Nairobi, face à une situation qualifiée par ses soins de « test politique pour l’Afrique ».








