Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré mardi que les humanitaires des Nations Unies s’inquiètent de l’insécurité croissante, notamment dans la province d’Ituri, qui expose les familles déplacées à des risques accrus et perturbe à la fois les opérations humanitaires et la riposte à l’épidémie d’Ebola en cours.
Face à la presse, Stéphane Dujarric a déploré les combats survenus lundi aux abords du camp de déplacés de Rhoe, dans le territoire de Djugu, qui ont fait au moins quatre morts parmi les civils et provoqué de nouveaux déplacements de population. Selon lui, le centre de santé, qui desservait plus de 5 000 personnes, a été incendié.
« Les sites de Rhoe accueillent plus de 50 000 personnes déplacées. Depuis septembre dernier, au moins cinq organisations humanitaires ont relogé leur personnel et suspendu temporairement leurs activités en raison de l’insécurité, ce qui a des répercussions sur les services disponibles pour les personnes hébergées dans les camps. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) avertit que la détérioration de la situation sécuritaire pourrait entraver davantage la surveillance d’Ebola, le traçage des contacts et l’orientation des cas suspects », a-t-il déclaré lors de son point de presse quotidien depuis New York.
Ces chiffres surviennent alors que les autorités nationales font état de plus de 9 000 cas d’Ebola et de plus de 4 300 décès. Parallèlement, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) indique qu’elle reste vigilante et continue de déployer d’importantes patrouilles face à l’insécurité croissante en Ituri.
Dans ce contexte de crise, l’ONU a appelé toutes les parties à protéger les civils, respecter le droit international humanitaire et garantir un accès sûr et sans entrave aux biens et services humanitaires.






