Dans une logique de rupture progressive avec l’Occident, le Soudan renforce son partenariat stratégique avec la Russie en lui ouvrant largement l’accès à ses ressources minières. En marge du troisième sommet Russie-Afrique, le général Abdel Fattah al-Burhan a officiellement proposé à Vladimir Poutine des sites d’investissement pour l’extraction de l’or, du cuivre et d’autres minerais.
Face aux sanctions économiques et à l’isolement imposé par les puissances occidentales, les dirigeants militaires de Port-Soudan se tournent volontairement vers Moscou. Il s’agit d’une stratégie d’échange visant à obtenir des armes et un soutien politique russe contre l’accès aux ressources minières.
Le président du Conseil de souveraineté du Soudan a assuré Moscou que des pressions et sanctions extérieures n’entraveront pas leurs accords économiques. « Le secteur des ressources minérales offre également des opportunités et un potentiel avéré. Des sites sont déjà prêts à être exploités. Nous sommes totalement libres de toute contrainte, aucun gouvernement ne nous impose quoi que ce soit en la matière ; nous avons la pleine maîtrise de la situation et sommes prêts à coopérer avec vous. Nous disposons actuellement de sites que nous pouvons céder à la Russie à des fins d’investissement. Ces sites recèlent du cuivre, de l’or et d’autres métaux. Et nous sommes absolument prêts à travailler ensemble à la réalisation de ces projets », a-t-il déclaré.
L’or est l’une des principales exportations du Soudan. Selon Sudanese Mineral Resources Company, environ 70 tonnes d’or ont été extraites du pays en 2025. Au cours des neuf premiers mois de 2026, les recettes d’exportation ont atteint 2,29 milliards de dollars.
Depuis le début du conflit civil en avril 2023, le contrôle et l’exploitation des mines d’or constituent le principal carburant financier de l’armée régulière et les Forces de soutien rapide pour l’achat d’armements sophistiqués.
En parallèle de ces concessions minières, le général Abdel Fattah al-Burhan a réitéré sa proposition de céder à la Russie une zone économique franche sur les rives de la mer Rouge, offrant à Moscou un accès hautement stratégique aux routes maritimes mondiales.







