Une patrouille de l’ONU au Soudan du Sud a été victime d’une embuscade dans l’État de Jonglei. Deux Casques bleus ont été tués et sept autres personnes ont été blessées. Parmi les blessés figurent trois Casques bleus, deux policiers sud-soudanais et deux membres du personnel civil. Les deux Casques bleus tués étaient éthiopiens.
Le secrétaire général de l’ONU a condamné fermement cette attaque, qui porte à neuf le nombre de soldats de la paix tués dans des actes de milices depuis le 1er janvier de cette année.
António Guterres « a présenté ses condoléances les plus sincères aux familles et aux proches des Casques bleus tombés au combat, ainsi qu’au peuple et au gouvernement éthiopiens. Le Secrétaire général souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés », a rapporté Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU.
La mission de l’ONU dans le pays a assuré avoir déployé une force de réaction rapide dans la zone afin de sécuriser les lieux et de contribuer à l’intervention d’urgence.
L’ONU a réaffirmé que les attaques contre ses Casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international.
Dans un communiqué, la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU au Soudan du Sud et cheffe de la Mission de maintien de la paix des Nations Unies, Anita Kiki Gbeho, a également appelé les autorités compétentes à mener une enquête approfondie et rapide afin que tous les responsables soient traduits en justice.








