Le Royaume-Uni a exprimé ses vives inquiétudes face à l’augmentation des frappes de drones, des bombardements aériens et des tirs d’artillerie lourde dans les zones densément peuplées, ce qui, deplore-t-il, compromet la sécurité des civils.
Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Jennifer MacNaughtan, ministre conseillère du Royaume-Uni auprès des Nations Unies, a souligné la nécessité pour toutes les parties de respecter le droit international humanitaire et de protéger l’espace civique.
« Le Royaume-Uni exprime sa profonde préoccupation face à l’ampleur des violations et des atteintes aux droits de l’homme dans l’est de la RDC, mises en lumière dans le dernier rapport du Secrétaire général. Cela inclut les violences sexuelles généralisées liées aux conflits et les graves violations des droits de l’enfant », a-t-elle déclaré vendredi 26 juin.
Par ailleurs, la diplomate britannique a salué les engagements pris par la RDC et par le Rwanda lors de la réunion du Comité de surveillance conjoint qui s’est tenue à Londres le 24 juin.
« Nous saluons l’engagement pris de soutenir une conclusion positive du processus de Doha et nous appelons toutes les parties à s’engager de manière constructive dans les négociations sur les protocoles », a-t-elle ajouté, jugeant essentiel que les mesures convenues pour désamorcer les tensions soient prises sans délai, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité.
Le rapport du secrétaire général de l’ONU sur cette crise révèle que les civils « continuent de payer le prix le plus lourd » dans l’est de la RDC. Selon l’ONU, depuis le 19 mars, la MONUSCO a recensé 632 décès de civils liés au conflit armé au Nord-Kivu et en Ituri, où l’accès humanitaire demeure extrêmement difficile malgré l’intensification des efforts de Casques bleus pour protéger les civils et faciliter l’acheminement de l’aide.






