Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric a condamné lundi les attaques de drones signalées dans les territoires de Fizi, Mwenga et Uvira, situés dans la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), sans identifier leurs auteurs.
Au cours de son point de presse quotidien, tenu depuis le siège de l’ONU à New York, il a indiqué que l’escalade de la violence dans la province du Sud-Kivu provoque de nouveaux déplacements de population et restreint gravement l’accès humanitaire.
Selon l’ONU, depuis le 4 juillet, de violents affrontements, notamment des attaques de drones signalées, dans les territoires de Fizi, Mwenga et Uvira, auraient fait au moins cinq morts et des dizaines de blessés parmi les civils.
« Nous condamnons ces attaques. Les combats ont perturbé les voies d’approvisionnement, entraînant des pénuries critiques de fournitures médicales nécessaires pour soigner les blessés. Au moins 6 000 personnes ont fui vers Kipupu et Malanda, dans le territoire Mwenga, et nos collègues vérifient actuellement d’autres déplacements de population. La reprise des combats a également un impact négatif sur nos opérations, retardant les évaluations humanitaires prévues dans des zones qui accueillaient déjà plus de 200 000 personnes déplacées », a-t-il déclaré.
Parallèlement, Stéphane Dujarric a rapporté que les autorités sanitaires font état de plus de 1 560 cas confirmés d’Ebola dans les provinces d’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, l’Ituri restant l’épicentre de l’épidémie en RDC.
Dans cette partie du territoire congolais, les mauvaises conditions d’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène dans les sites de déplacement sont particulièrement préoccupantes, avec des cas d’Ebola recensés dans au moins quatre sites de l’Ituri.
« Les interventions se poursuivent, mais les partenaires humanitaires alertent sur le fait que l’insuffisance des financements limite leur action sur les sites de déplacement dans la province, où plus de 273 000 personnes déplacées sont confrontées à des besoins urgents. L’appel humanitaire de cette année pour la RDC n’a été financé qu’à hauteur de 54 %, soit 752 millions de dollars reçus sur les 1,4 milliard nécessaires », a-t-il précisé.
Alors que les combats s’intensifient entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 soutenus par l’armée rwandaise, l’ONU a réitéré son appel à toutes les parties à respecter le droit international humanitaire, à protéger les civils et les infrastructures civiles, et à veiller à ce que toutes les parties permettent de garantir des opérations humanitaires sûres, rapides et sans entrave.





