Fidèle à sa politique étrangère, utilisant la carotte et le bâton, l’administration Trump alterne entre les sanctions et les incitations économiques dans sa gestion de la crise rwando-congolaise. Après le paquet de mesures punitives en réponse à l’invasion rwandaise de la RDC, Washington vient de confirmer qu’il partage un « intérêt commun » avec Kigali « pour la promotion de la prospérité et de la sécurité régionale ».
A l’occasion du 64e anniversaire de l’indépendance et de la 32e célébration de la libération du Rwanda, le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est réjoui de « renforcer nos relations économiques et diplomatiques au cours de l’année à venir, tout en poursuivant la mise en œuvre des Accords de Washington et le développement de partenariats commerciaux ».
Le message du chef de la diplomatie américaine témoigne de la détermination des États-Unis à poursuivre avec leur partenariat stratégique avec le Rwanda en dépit de la posture belliqueuse de Paul Kagame.
Les relations bilatérales entre les deux pays historiquement qualifiées de partenaires stratégiques, sont actuellement marquées par de vives tensions. Bien que Washington et Kigali aient signé un cadre de coopération sur le nucléaire civil en mai 2026, l’administration Trump multiplie les sanctions contre Kigali en raison de son implication dans le conflit en République démocratique du Congo (RDC).
Les États-Unis ont imposé des sanctions ciblées contre l’armée rwandaise et des raffineries d’or. Washington accuse Kigali de complicité avec la rébellion du M23 et de trafic illicite de minerais (or et coltan) en provenance de l’est de la RDC. Le gouvernement rwandais a exprimé sa déception face à ce qu’il qualifie de partialité américaine.
Face aux velléités expansionnistes du président Kagame, les USA restent très impliqués dans la résolution du conflit régional, ayant supervisé des accords de paix et d’intégration économique entre la RDC et le Rwanda. Toutefois, Washington maintient une pression constante pour exiger le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais.
Au-delà des conflits régionaux, les deux nations continuent de collaborer dans des secteurs d’avenir. En mai 2026, elles ont formalisé un Mémorandum d’entente pour le développement du programme de nucléaire civil rwandais, illustrant une volonté américaine d’accompagner le développement énergétique du pays.
Historiquement, les États-Unis soutiennent le Rwanda dans des domaines cruciaux tels que la santé publique, l’agriculture rurale et la bonne gouvernance.







