Créé en 2004, pour surveiller l’embargo sur les armes et le régime de sanctions ciblant les groupes armés en République démocratique du Congo, le comité 1533 du conseil de sécurité a exhorté tous les acteurs prenant part aux hostilités dans l’est de la RDC à respecter la résolution 2773, qui exige notamment le retrait immédiat et inconditionnel des Forces de défense rwandaises (RDF) du territoire congolais.
Le comité des sanctions a tenu des consultations informelles, vendredi 5 juin, au cours desquelles le coordonnateur du groupe d’experts a présenté le rapport final de son équipe. Le document devrait être publié en juillet.
« Les membres du comité ont exprimé leur profonde préoccupation face à la détérioration continue de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo et ont exhorté toutes les parties à respecter pleinement leurs obligations et à mettre en œuvre les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment les résolutions 2773 (2025) et 2808 (2025) », a annoncé le conseil de sécurité dans un communiqué publié jeudi 18 juin.
Selon la même source, les membres du comité ont également discuté des mesures que pourrait prendre le président concernant les recommandations contenues dans le rapport.
Adoptée à l’unanimité le 21 février 2025, la résolution 2778 est centrée sur la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), qui reste reste le théâtre de violations graves du droit international humanitaire, avec l’occupation de certaines zones par l’armée rwandaise et les rebelles du M23.
Négociée par la France, elle condamne l’offensive du M23 ainsi que le soutien du Rwanda à ce mouvement. Le document exige également le retrait immédiat et inconditionnel des Forces de défense rwandaises (RDF) du territoire congolais, ordonne au M23 de cesser immédiatement les combats, de se retirer des zones occupées (notamment Goma et Bukavu), et de démanteler ses administrations parallèles.
Alors que les combats s’intensifient dans l’est de la RDC, la Monusco qui, en vertu de la résolution 2808, est autorisée à adopter une posture proactive et mobile dans les zones à haut risque, tout en soutenant activement les récents mécanismes de cessez-le-feu, a multiplié des consultations ces derniers jours pour tenter de convaincre les parties à déposer les armes.










