Les populations civiles continuent de payer un lourd tribut dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon l’ONU, les affrontements dans les territoires d’Uvira, de Fizi et de Mwenga ont déplacé plus de 48 000 personnes depuis la mi-juillet.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a rapporté, lundi 3 août 2026, que les combats dans les hauts plateaux de la province du Sud-Kivu, continuent de chasser les populations de leurs foyers et de perturber leur accès aux services essentiels. Des victimes civiles et des dégâts aux infrastructures essentielles ont également été signalés.
OCHA dit avoir constaté que l’insécurité, les fermetures de routes, les infrastructures endommagées et les perturbations des télécommunications entravent l’accès humanitaire, les évacuations médicales et la distribution de l’aide.
« L’accès aux soins de santé a été particulièrement affecté, les dégâts causés aux infrastructures sanitaires et le départ du personnel médical limitant la disponibilité des soins dans les zones touchées. Ces événements surviennent alors que les efforts pour contenir l’épidémie d’Ebola se poursuivent dans la province. Au 1er août, les autorités sanitaires nationales ont recensé 3 748 cas confirmés d’Ebola dans les provinces d’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uele et de Tshopo », a déclaré le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien.
Malgré les accords de cessez-le-feu, les combats se poursuivent entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 soutenus par l’armée rwandaise. Déplorant cette situation, l’ONU a réitéré son appel à toutes les parties pour qu’elles protègent les civils, facilitent un accès humanitaire sûr et durable et rétablissent les télécommunications, qui demeurent essentielles à la protection des civils, aux efforts de santé publique et aux opérations humanitaires.









