La crise rwando-congolaise a été au centre de discussions entre le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf et les membres du Groupe de contact international pour les Grands Lacs (GCI), vendredi 19 juin au siège de l’organisation continentale à Addis-Abeba, en Ethiopie.
Au cours de cette réunion de haut niveau, l’UA et le GCI ont souligné l’importance de soutenir les efforts continus pour promouvoir le dialogue, la désescalade et le renforcement de la confiance. Pour les deux parties, « une solution durable ne peut être trouvée que par le dialogue et des moyens pacifiques ».
Face au chaos persistant, Mahmoud Ali Youssouf et ses interlocuteurs ont appelé toutes les parties prenantes à tenir leurs engagements, à protéger les civils, à faciliter l’accès humanitaire sans entrave et à respecter le droit international humanitaire.
Dans la foulée, Ils ont réaffirmé l’importance du dialogue inclusif, de la bonne gouvernance et de la coopération régionale en tant que piliers indispensables pour une paix, une stabilité et un développement durables dans la région des Grands Lacs.
« Ils se sont félicités des progrès réalisés grâce à l’Accord de Washington et au processus de Doha, et ont souligné l’importance de consolider les acquis grâce à la mise en œuvre de mesures convenues, notamment un cessez-le-feu durable, un meilleur accès humanitaire, des initiatives de renforcement de la confiance et un engagement continu. Le président Mahmoud Ali Youssouf a réitéré le rôle de premier plan de l’Union africaine dans le soutien aux efforts régionaux et internationaux visant à parvenir à une résolution pacifique et durable de la crise, et a appelé à poursuivre l’alignement et la coordination avec les initiatives de l’Union africaine. À cet égard, les membres de l’ICG ont réaffirmé leur soutien aux efforts de l’UA et à son rôle central dans la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la région des Grands Lacs », a annoncé l’Union africaine dans un communiqué.
La réunion d’Addis-Abeba a par ailleurs noté que l’épidémie d’Ebola, qui sévit dans l’est de la RDC et en Ouganda, met une pression supplémentaire sur une situation humanitaire déjà fragile et a souligné la nécessité de renforcer la coopération régionale, la coordination transfrontalière et la préparation à la santé publique, conformément aux résultats de la récente réunion de haut niveau de l’Union africaine sur Ebola à Bujumbura.








