Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Sa’ar et son homologue rwandais Olivier Nduhungirehe ont échangé lundi 6 juillet à Jérusalem, notamment sur la situation sécuritaire extrêmement critique et volatile dans l’est de la RDC, marquée par l’utilisation croissante d’armements sophistiqués et de drones.
Face à d’importants déplacements de populations et des violations massives des droits de l’homme, les deux personnalités ont souligné la nécessité pour les parties au conflit de respecter leurs engagements pris dans le cadre de l’accord de paix de Washington, qui vise à mettre fin à des décennies de conflit armé dans l’est de la RDC et de rétablir la stabilité dans la région des Grands Lacs.
« Aujourd’hui, nous avons signé des accords visant à renforcer la coopération en matière de développement, d’innovation et d’éducation, consolidant ainsi le partenariat entre nos deux nations. Nous avons également évoqué les défis sécuritaires d’Israël et l’accord de paix négocié par les États-Unis entre le Rwanda et la RDC, ainsi que l’importance de sa mise en œuvre. Nous sommes deux nations marquées par une histoire douloureuse, une résilience remarquable et une détermination sans faille à bâtir un avenir meilleur pour nos peuples », a déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères.
Les objectifs principaux de l’accord de Washington sont : garantir le respect de la souveraineté et des frontières des deux pays, en arrêtant les hostilités et tout soutien direct ou indirect aux groupes rebelles.
Le texte négocié par l’administration Trump exige également le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et oblige la RDC à neutraliser complètement les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). S’agissant de l’intégration régionale, il initie un cadre de coopération économique (REIF) pour favoriser le commerce et la transparence dans l’exploitation des ressources naturelles.
Une année après sa signature, Kinshasa et Kigali s’accusent mutuellement de manque de volonté politique. Le médiateur americain a reconnu que les deux parties n’ont pas respecté leurs engagements. Brandissant le spectre de sanctions devant l’ONU, Washington a réclamé l’exécution immédiate des obligations respectives.





