Victime de l’invasion rwandaise qui, depuis 1996, a fait des millions de victimes, la République démocratique du Congo, à travers sa ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba, dirige ce jeudi 23 juillet 2026 un débat public de haut niveau du Conseil de sécurité de l’ONU sur le thème : « Renforcement des mécanismes de règlement pacifique des différends : suivi de la résolution 2788 du Conseil de sécurité ».
Cette réunion, à laquelle participera le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, permettra d’examiner la mise en œuvre de la résolution 2788, en s’attachant à recenser les bonnes pratiques et les lacunes persistantes dans l’utilisation des mécanismes existants fondés sur la Charte, notamment ceux prévus aux articles 33 et 34.
Selon la note conceptuelle élaborée par la RDC, elle permettra également d’étudier l’expérience des États membres en matière de dialogue, de diplomatie et d’autres moyens pacifiques de prévention et de règlement des conflits, et d’examiner comment António Guterres, le secrétariat de l’ONU et les organisations régionales et sous-régionales peuvent mieux soutenir le règlement pacifique des différends.
Ce débat public vise à formuler des recommandations concrètes pour renforcer le rôle préventif du Conseil de sécurité et promouvoir le règlement pacifique des différends.
ces dernières années, a expliqué la diplomatie congolaise, l’aggravation des divisions géopolitiques, la prolongation des conflits et l’érosion de la confiance ont renforcé la nécessité pour le Conseil de sécurité d’accorder une plus grande importance à la prévention des conflits et au règlement pacifique des différends.
Kinshasa dit avoir observé que la résolution 2788 s’appuie sur les engagements de longue date des États membres, notamment le Pacte pour l’avenir, visant à renforcer une culture de prévention, à faire respecter le droit international et à recourir plus efficacement aux moyens pacifiques de règlement des différends.
Pour le gouvernement congolais, il y a la nécessité d’un recours plus rapide et plus efficace à la Charte des Nations Unies, en particulier aux mécanismes prévus au Chapitre VI, notamment la négociation, la médiation, la conciliation, l’arbitrage, le règlement judiciaire, les accords régionaux et les autres moyens pacifiques choisis par les parties.
Cette réunion se tient au moment où le processus de paix dans l’est de la RDC fait face à de graves blocages. Les récents accords, y compris ceux de Washington, n’ont pas permis d’instaurer un cessez-le-feu durable. Le retrait des troupes rwandaises et la fin des hostilités du M23 restent au point mort, laissant place à une crise humanitaire dévastatrice et des combats qui se poursuivent sur le terrain.






