Alors que l’ONU a demandé à tous les Etats de s’abstenir d’établir des missions diplomatiques à Jérusalem, la République démocratique du Congo (RDC), à l’instar des États-Unis, a décidé de déplacer son ambassade en Israël de Tel-Aviv à la ville sainte. Kinshasa, à travers cet acte, s’écarte du consensus international, car la communauté internationale ne reconnaît pas Jérusalem comme la capitale unilatérale d’Israël, estimant que son statut définitif doit être réglé par la négociation entre Israéliens et Palestiniens.
La décision de Kinshasa est interprétée comme une reconnaissance implicite de la souveraineté israélienne sur toute la ville tandis que la grande majorité des pays et l’Union européenne estiment que Jérusalem a vocation à devenir la capitale partagée de deux États, Israël et la Palestine.
Dans une déclaration conjointe publiée à l’issue de la rencontre tenue à Jérusalem, le 1er septembre 2026, entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président congolais Félix Tshisekedi, les deux dirigeants ont réaffirmé leur engagement commun à renforcer les relations diplomatiques entre leurs pays et à consolider davantage les liens d’amitié et de coopération qui les unissent.
« Dans ce contexte, les deux parties entendent poursuivre les consultations en vue de l’ouverture d’une ambassade permanente de l’État d’Israël à Kinshasa et du transfert de l’ambassade de la République démocratique du Congo de Tel Aviv à Jérusalem », ont annoncé la RDC et Israël, assurant qu’ils poursuivront leurs échanges par les voies diplomatiques appropriées afin de s’entendre sur les modalités de mise en œuvre de ces décisions.
Israël considère Jérusalem comme sa capitale « une et indivisible », où siègent ses principales institutions politiques. Mais la majorité des pays maintiennent leurs ambassades à Tel-Aviv. À l’instar de la décision historique prise par les États-Unis en 2018 sous l’administration de Donald Trump, le choix de la RDC s’inscrit en dehors de la position partagée par la quasi-totalité de la communauté internationale.
Dans sa résolution ES-10/19, intitulée « Statut de Jérusalem », adoptée le 21 décembre 2017, l’Assemblée générale de l’ONU a affirmé que toute décision ou action qui visent à modifier le caractère, le statut ou la composition démographique de la ville sainte de Jérusalem n’ont aucun effet juridique, sont nulles et non avenues et doivent être rapportées en application des résolutions sur la question adoptées par le Conseil de sécurité.
La position de la RDC a une portée hautement politique. Elle représente un succès diplomatique majeur pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qui cherche depuis des années à obtenir une reconnaissance internationale de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu.






