Le chef de la Monusco est attendu en septembre devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Lors de ce grand oral, James Swan devrait fixer les membres du CS notamment sur le rôle de la mission onusienne dans le soutien à la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent dans l’est de la RDC, où les combats sont toujours signalés entre l’armée congolaise et les rebelles du l’AFC-M23 soutenus par l’armée rwandaise.
Avant ce grand rendez-vous, le diplomate onusien s’est rendu au Rwanda pour consulter l’administration Kagame au sujet de cette crise. Accompagné de l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs, James Swan s’est entretenu mardi avec le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.
« Les discussions ont porté sur l’évolution de la situation régionale, notamment dans l’est de la RDC et sur les efforts en cours pour instaurer la paix et la stabilité dans la région », a annoncé la diplomatie rwandaise.
L’étape de Kigali intervient après celle de Gitega, où le patron de la Monusco avait échangé avec le président burundais Evariste Ndayishimiye, toujours sur ce conflit armé. Ce mercredi, il est attendu à Kampala pour des échanges avec le président Yoweri Museveni.
Cette tournée régionale est lancée au moment où les membres du Conseil de sécurité de l’ONU souhaitent être informés des efforts déployés par la Monusco pour appuyer la pleine et effective opérationnalisation des mécanismes de surveillance et de vérification du cessez-le-feu établis dans le cadre des efforts de médiation en cours.
Pendant ce temps, la situation dans l’est de la RDC continue de se détériorer, malgré les différents accords de cessez-le-feu signés. Les combats entre les Forces armées congolaises (FARDC) et le Mouvement du 23 Mars (M23) se poursuivent sans relâche, avec des affrontements persistants signalés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Selon les sources onusiennes, les membres du Conseil soutiennent globalement l’action de la Monusco dans l’est de la RDC. Toutefois, des divergences persistent quant à l’étendue potentielle du rôle de la mission dans la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent. La Chine et la Russie continuent d’affirmer que les conditions nécessaires permettant à la mission onusienne d’assumer un rôle de surveillance du cessez-le-feu ne sont pas encore réunies. Elles soutiennent également que les parties doivent satisfaire à ces conditions avant que le Conseil puisse envisager de revoir et d’ajuster le dispositif et la présence de la mission.
Cette question a été un facteur déterminant qui a empêché l’adoption d’un projet de déclaration présidentielle proposé en mars par la France, visant à faciliter un réexamen et un ajustement du dispositif et de la présence de la mission conformément à la résolution 2808 qui a renouvelé le mandat de la Monusco.








