Les affrontements se poursuivent dans l’est de la RDC en dépit de la signature des accords de paix de Washington par les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame. Dépité, le médiateur américain a menacé, jeudi 23 juillet 2026, d’imposer de nouvelles sanctions contre les parties qui compromettent la paix.
Tammy Bruce, représentante adjointe des États-Unis auprès des Nations Unies, a réaffirmé l’attachement de l’administration Trump à la mise en œuvre de ces accords qui, selon elle, ont ouvert la voie à la paix et à la prospérité pour la RDC, le Rwanda et l’ensemble de la région des Grands Lacs.
« Nous restons attachés à la mise en œuvre de ces accords, ainsi qu’à celle du processus de Doha, et nous n’hésiterons pas à exiger des comptes de ceux qui compromettent la paix. Les sanctions que nous avons imposées à ces acteurs le mois dernier, ainsi qu’en mars, en témoignent », a-t-elle déclaré lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, consacrée au règlement pacifique des différends.
Notant que la Charte des Nations Unies prévoit le règlement des différends par des moyens pacifiques, notamment par les mécanismes énoncés au Chapitre VI, la diplomate americaine a dénoncé le fait que, dans de nombreux cas, certains États membres et acteurs non étatiques ignorent cet appel et participent ouvertement à des activités qui empêchent l’instauration de la paix.
« Les États-Unis, sous la direction du président Trump, cherchent à permettre le règlement pacifique des conflits à travers le monde », a-t-elle indiqué, soulignant en outre que les bons offices du secrétaire général de l’ONU doivent pouvoir mener et appuyer les efforts de médiation et de diplomatie préventive lorsqu’ils sont sollicités, afin de prévenir de futurs conflits.
Les accords de paix de Washington peinent à se concrétiser sur le terrain, affichant un bilan jugé mitigé et des retards importants. Un an après sa signature, la persistance des affrontements, les violations répétées et la lenteur des retraits de troupes marquent cette impasse. Selon certains rapports, environ un tiers des tâches prévues par le texte ont connu un début d’application, révélant de profonds désaccords dans le calendrier. La RDC accuse le Rwanda de maintenir son appui au M23, tandis que les mesures visant les rebelles FDLR avancent difficilement.
Face au blocage persistant, les États-Unis et le Conseil de sécurité accentuent les pressions politiques et brandissent la menace de sanctions ciblées.







