L’ONU avertit que l’insécurité croissante dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), expose les familles déplacées à un risque accru et entrave les efforts humanitaires dans une zone touchée par l’épidémie d’Ebola.
Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU a indiqué jeudi qu’au moins douze enfants déplacés auraient été enlevés par des hommes armés le 27 juillet près du site de déplacés de Plaine Savo, dans le territoire de Djugu.
« Cet incident survient dans un contexte d’insécurité croissante et d’attaques répétées contre des civils. Des organisations de la société civile locales signalent qu’au moins 23 personnes déplacées ont été tuées dans et autour du site au cours du premier semestre de cette année », a déclaré Stéphane Dujarric.
Plaine Savo accueille plus de 76 000 personnes déplacées, dont beaucoup ont fui des violences répétées. Les conditions humanitaires demeurent extrêmement difficiles : l’accès à la nourriture, à l’eau potable et aux autres services essentiels est limité, et l’insécurité continue d’entraver l’aide humanitaire.
« Entre le 6 et le 22 juillet, le Programme alimentaire mondial a fourni une aide alimentaire à plus de 48 000 personnes déplacées parmi les plus vulnérables sur le site. D’autres distributions sont prévues en août prochain », a-t-il précisé.
Le site se situe dans la zone sanitaire de Fataki, où des cas d’Ebola ont été confirmés. Bien qu’aucun cas n’ait été confirmé sur le site même, la promiscuité et les mauvaises conditions de vie accroissent le risque de transmission de la maladie.
Dans ce contexte préoccupant, l’ONU a réitéré son appel à toutes les parties au conflit afin qu’elles protègent les civils, en particulier les enfants, et qu’elles facilitent un accès humanitaire sûr, durable et sans entrave aux personnes qui en ont besoin.









