Le conseiller spécial de Donald Trump pour l’Afrique, Massad Boulos a mis en garde contre le soutien financier et militaire extérieur, qui alimente le conflit et risque d’entraîner davantage les États voisins dans la guerre. Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, il a exigé le renforcement du régime de sanctions contre le Soudan.
Le « Monsieur Afrique » de Donald Trump a indiqué que son pays a proposé d’étendre l’embargo sur les armes à l’ensemble du Soudan, couvrant explicitement les véhicules aériens sans pilote et la technologie connexe, d’augmenter le nombre d’experts au sein du panel 1591, qui aide le Comité à surveiller la mise en œuvre du régime de sanctions établi en vertu de la résolution 1591, et de renforcer la coopération avec d’autres panels de sanctions dans la région.
« La brutalité de la guerre menée par les Forces de soutien rapide et les Forces armées soudanaises a discrédité leurs prétentions à être des gouverneurs légitimes du peuple soudanais », a déclaré Massad Boulos.
Le conflit au Soudan s’aggrave et les souffrances des civils s’intensifient. La secrétaire générale adjointe de l’ONU aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Rosemary DiCarlo, a averti que le bilan réel des morts se chiffre probablement en centaines de milliers et que 13 millions de personnes ont été déplacées par des atrocités généralisées, notamment des massacres, des violences sexuelles, le recrutement d’enfants, des attaques contre des hôpitaux et des frappes de drones contre des infrastructures civiles.
De son côté, le coordonnateur des secours d’urgence, Tom Fletcher, a déclaré que plus des deux tiers des civils soudanais ont un besoin urgent d’aide vitale, mais que celle-ci est entravée par le manque d’action et les difficultés d’accès.
Parallèlement, l’ambassadeur du Soudan a déclaré que son gouvernement avait mis en place un mécanisme national de protection des civils et facilitait le retour des personnes déplacées, avec 5,8 millions de retours volontaires enregistrés à la fin du mois de juin et d’autres attendus d’ici la fin de l’année.
« Le gouvernement du Soudan est déterminé à remplir ses obligations durant la guerre afin de protéger au mieux ses citoyens », a déclaré l’ambassadeur Al-Harith Idriss Al-Harith Mohamed, expliquant cela comprend la protection physique contre la violence directe et la création de conditions garantissant les droits civils et les services essentiels.








