L’ambassadeur du Soudan s’est fermement opposé lundi, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, aux propositions des États-Unis visant à étendre le régime de sanctions et l’embargo sur les armes imposés à son pays au-delà de leur portée actuelle.
Idriss Al-Harith Mohamed a justifié sa position par le fait que cela reviendrait à assimiler de facto les forces armées soudanaises aux forces de soutien rapide et à porter atteinte à la souveraineté du Soudan.
« Il ne s’agit pas d’une modification technique, ni d’une simple adaptation à l’évolution de la situation », a-t-il déclaré, appelant plutôt à une refonte technique des mesures existantes, à une application plus stricte de l’embargo et à un contrôle accru des réseaux extérieurs fournissant des armes et des drones.
« On ne peut pas remédier à la violation d’un régime de sanctions actuel en élargissant ce régime », a-t-il expliqué, plaidant en faveur d’un dialogue national, soulignant que « la prolongation de la guerre est le résultat de l’approvisionnement continu en armes et en matériel des milices ».
Le diplomate soudanais a assuré que son gouvernement reste attaché au droit international humanitaire et aux droits de l’homme, et les forces de sécurité se redéployent à mesure que le territoire est repris. Il a également condamné les auteurs de violences sexuelles liées au conflit, martelant : « Ils doivent être tenus responsables ».
Idriss Al-Harith Mohamed a, par ailleurs, averti que le plan de réponse humanitaire reste gravement sous-financé, à hauteur de seulement 38,9 %, laissant des millions de civils soudanais sans assistance.








