En coordination avec les rebelles du M23, qui contrôlent de vastes zones dans l’est de la RDC, le gouvernement rwandais poursuit le rapatriement de ses citoyens qu’il présente comme des ex-otages des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Kigali a annoncé avoir accueilli, mercredi 9 septembre 2026, 366 Rwandais de retour de la RDC, dont 304 de Goma, 32 de Bukavu et 30 de Kamanyola. Selon le chef de la diplomatie rwandaise, ces personnes étaient « auparavant retenus en otages par les FDLR, force génocidaire soutenue par Kinshasa, et d’autres groupes armés en RDC ».
L’implication de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés n’a pas été confirmée. Dans un communiqué, le ministère rwandais chargé de la gestion des urgences a expliqué que ces réfugiés sont arrivés sains et saufs au centre de transit de Kijote, où ils seront hébergés en attendant la finalisation de leur rapatriement. Les autorités rwandaises ont précisé, par ailleurs, que 269 rapatriés précédemment hébergés dans ce centre ont pu regagner leurs districts d’origine respectifs.
Le mouvement de retour s’inscrit dans le cadre d’un accord conclu en juin à Addis-Abeba entre le Rwanda, la RD Congo et l’ONU. Les trois parties se sont engagées à créer les conditions nécessaires pour le retour volontaire des réfugiés, malgré les défis sécuritaires persistants.
Cependant, ce rapatriement fait face à plusieurs difficultés majeures et contestations sur le terrain. Dans les zones sous contrôle de l’AFC-M23, des opérations ont été menées en contournant parfois les standards stricts du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).
Des ressortissants rwandais installés depuis des décennies au Nord-Kivu ont dénoncé des expulsions ou des pressions pour quitter le pays, vivant ces transferts comme des retours forcés.
Fin juillet, un désaccord a ravivé les tensions entre Kigali et la Mission onusienne en RDC (Monusco). Le Rwanda a renvoyé 39 personnes en République démocratique du Congo affirmant qu’elles étaient des citoyens congolais et non des ex-combattants des FDLR, alors que leur identité rwanadaise avait été confirmée lors de leur rapatriement.





