L’Assemblée générale de l’ONU s’est penchée jeudi 22 octobre 2026 sur la question relative à la représentation équitable et l’augmentation du nombre de membres du Conseil de sécurité. Lors de cette 22e séance plénière de la 81e session, le Groupe africain a rejeté la proposition transitoire de « sièges régionaux fixes ».
Contrairement aux sièges permanents traditionnels attribués à un pays spécifique, cette approche propose d’attribuer de nouveaux sièges permanents à des régions géographiques, laissant aux organisations régionales concernées le soin d’en gérer la rotation ou l’attribution interne.
L’ambassadeur namibien, Pendapala Andreas Naanda, qui s’est exprimé au nom du continent, a déclaré que la position de l’Afrique est « inchangée et sans ambiguïté » : deux sièges permanents assortis de tous les droits et privilèges des membres permanents actuels, y compris le droit de veto en cas de maintien, et cinq sièges non permanents, comme le stipulent le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte.
« Il s’agit d’une position fondée sur l’équité et la justice », a-t-il souligné, insistant sur le fait que l’Afrique n’accepte pas la proposition transitoire de « sièges régionaux fixes ».
Dans sa déclaration, il a appelé à la pleine mise en œuvre des engagements du Pacte pour l’avenir envers l’Afrique, à savoir l’engagement de « réparer en priorité l’injustice historique subie par l’Afrique et, tout en traitant l’Afrique comme un cas particulier, d’améliorer la représentation des régions et des groupes sous-représentés et non représentés ».
« Même si nous reconnaissons les progrès accomplis au fil du temps, si l’impasse actuelle au sein du Groupe de travail intergouvernemental (GTI) empêche des progrès significatifs lors de cette session, l’Afrique se réserve le droit de procéder sur la base de la priorité et du statut particulier qui lui sont accordés en vertu du Pacte pour l’avenir », a-t-il ajouté.
Le Pacte pour l’avenir, adopté par les Etats membres des Nations unies, reconnaît formellement la nécessité de réparer l’injustice historique faite à l’Afrique, qui est le seul continent habité à ne pas disposer d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Le texte soutient une représentativité accrue et une présence renforcée du continent au sein de cet organe décisionnel crucial.







