Sans financement urgent, l’aide alimentaire sera coupée en janvier pour 125 000 réfugiés, dont une majorité de Congolais ayant fui la guerre dans l’est de la RDC. Washington et Bruxelles ont évité la rupture en octobre, mais la crise revient.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti ce mardi que près de 125.000 réfugiés au Burundi risquent de perdre toute aide alimentaire à partir de janvier prochain. La plupart sont des Congolais, des familles qui ont fui le conflit persistant dans l’est de la RDC pour se réfugier au Burundi.
L’alerte n’est pas nouvelle. Une rupture était déjà prévue en octobre. Elle a été évitée in extremis grâce à des contributions d’urgence des États-Unis et de la Belgique. Ce sursis a permis au PAM de tenir jusqu’à fin décembre. Pas plus.
Désormais, l’agence onusienne chiffre le besoin. 40 millions de dollars sont nécessaires de toute urgence. L’objectif est d’ éviter une interruption totale en janvier et relever l’aide de 45% à 100% des besoins alimentaires minimaux jusqu’en septembre 2026. Aujourd’hui, le PAM ne couvre même pas la moitié de l’assiette d’un réfugié.
Une autre urgence signalée : « 1 million de dollars » manque encore pour assurer les repas scolaires à « 16.000 enfants » réfugiés et burundais des communautés d’accueil. Sans ces fonds, ce sont des cantines vides dès la rentrée.







