Le député national Gratien Iracan demande au gouvernement de sécuriser durablement la route nationale 27 entre Bunia et Mahagi, en Ituri. Dans une lettre déposée le 4 novembre à la Primature, il réclame des positions permanentes des forces de sécurité, après plusieurs attaques qui ont coûté la vie à des chauffeurs.
Dans son communiqué publié le 7 novembre à Kinshasa, il indique avoir sollicité « des dispositions urgentes pour garantir la sécurité des usagers de la RN27 ». Des copies de sa lettre ont été réservées au président de l’Assemblée nationale, aux vice-Premiers ministres de l’Intérieur et de la Défense nationale, ainsi qu’au gouverneur de l’Ituri.
Depuis le mois d’août, l’axe Bunia-Mahagi a été le théâtre de plusieurs attaques, notamment à Djugu-Nouca, à Dhera, puis à Riko-Nyasala. C’est à Riko-Nyasala que trois chauffeurs ont été tués le 13 octobre, selon l’élu de Bunia.
Ces attaques ont provoqué une grève des transporteurs. Conséquence directe pour la population de Bunia, le prix de l’essence est passé « de 3 800 à 4 500 francs congolais » le litre pendant la grève.
La RN27 n’est pas une route secondaire. Elle relie Bunia à Mahagi, et au-delà, à la frontière ougandaise. Quand le trafic s’arrête, c’est toute l’Ituri qui se retrouve isolée.
Des positions permanentes, pas des escortes
La demande centrale du député est claire. Il réclame « des positions permanentes des FARDC et de la Police nationale tout au long de l’axe, au-delà des escortes ponctuelles ».
Pour Gratien Iracan, les escortes occasionnelles ne suffisent plus. Il faut une présence continue des forces de sécurité sur l’ensemble de la route. Il demande également « des patrouilles de jour et de nuit avec la MONUSCO », la mission des Nations unies en RDC.
Enfin, il demande « une enquête judiciaire sur les assassinats du 13 octobre et la prise en charge des familles des victimes. »
Le député conclut son communiqué par un engagement de suivi : « Je suivrai ce dossier jusqu’à ce que cette route soit sûre pour tous. »
À la Primature, aucune réaction officielle n’avait encore été rendue publique au moment de la publication de l’article. À Bunia, les transporteurs attendent désormais des mesures concrètes sur le terrain.







