Dans le cadre de la coopération sécuritaire régionale, le Burundi a déployé ses troupes en RDC pour appuyer l’armée congolaise dans la traque contre les groupes armés. Cette collaboration est très critiquée par le Rwanda qui, selon l’ONU, soutient les rebelles du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. A l’occasion de la journée de l’Afrique, commémorée le 25 mai, le président burundais a affirmé que son pays « entend contribuer activement à la promotion de la paix, du dialogue, de l’intégration régionale et du développement durable ».
Président en exercice de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye a, dans son discours, relevé les défis majeurs auxquels le continent est confronté. Il a évoqué notamment les conflits armés et le terrorisme. Dans un contexte de crise régionale marquée par l’occupation d’une partie de l’est de la RDC par l’armée rwandaise et le M23, il a appelé l’Afrique à « croire en ses capacités et en ses propres solutions ».
« Il ne peut y avoir de développement durable sans paix durable. C’est pourquoi l’objectif de “faire taire les armes” demeure une priorité pour notre continent. Chaque conflit détruit des vies, freine les investissements, affaiblit les institutions et détourne des ressources qui devraient servir au développement humain…Le Burundi entend contribuer activement à la promotion de la paix, du dialogue, de l’intégration régionale et du développement durable », a-t-il déclaré.
Faire taire les armes, a-t-il expliqué, signifie promouvoir le dialogue, la médiation, la diplomatie préventive et la coopération régionale. Cela implique également, a-t-il ajouté, la participation des jeunes, des femmes, des leaders religieux, des chercheurs et des communautés dans la consolidation de la paix.
Aux jeunes africains, Evariste Ndayishimiye a lancé un appel à faire de cette journée de l’Afrique un moment d’engagement personnel et collectif : engagez-vous pour la paix, pour le savoir, pour l’innovation, pour la protection de l’environnement et pour le développement de notre continent.
« Lorsque l’Afrique est unie, elle devient plus forte. Lorsqu’elle partage, elle devient plus juste et lorsqu’elle prend soin de ses peuples, elle devient plus grande. En ce jour de mémoire et d’engagement, réaffirmons notre fidélité aux idéaux de l’unité africaine, notre attachement à l’Agenda 2063, notre volonté de faire taire les armes et notre confiance dans la jeunesse africaine », a-t-il souligné.
Au monde, le message du président de l’UA est sans équivoque : après des années de la décolonisation, l’Afrique ne demande pas la charité ; elle demande le respect. Elle veut prendre pleinement sa place dans l’histoire et construire son avenir selon ses propres réalités et ses propres valeurs.
Le 25 mai 1963, les délégués de 32 pays se rassemblaient à Addis-Abeba (Éthiopie) pour fonder l’Organisation de l’unité africaine (OAU). Depuis lors, cet évènement historique, dans une longue quête de liberté et de prospérité partagées, se commémore à l’occasion de la journée mondiale de l’Afrique. L’OAU a évolué au fil du temps pour devenir l’Union africaine (UA), partenariat regroupant 55 États membres, avec pour vocation de promouvoir une coopération culturelle, politique et économique sur ce continent dynamique et en croissance rapide, où vivent plus de 1,4 milliard d’habitants.






