L’Union européenne a assuré qu’elle demeure fermement engagée à promouvoir la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance dans le secteur extractif, notamment en République démocratique du Congo (RDC), où l’exploitation illicite des ressources naturelles continue d’alimenter les conflits armés et de compromettre le développement durable.
Convaincue qu’une paix durable ne peut être atteinte sans une gouvernance responsable des ressources, l’UE se dit fermement résolue à empêcher que le commerce international des minerais de conflit n’intensifie ou ne perpétue les conflits et les violations des droits humains qui y sont associées.
« Le règlement européen sur les minerais de conflit, en vigueur depuis 2021, vise à rompre le lien entre le commerce des minerais et les conflits armés en promouvant un approvisionnement responsable en étain, tantale, tungstène et or. Ce règlement est conforme aux lignes directrices de l’OCDE sur le devoir de diligence, exigeant des entreprises qu’elles identifient et atténuent les risques dans leurs chaînes d’approvisionnement, tels que les violations des droits humains ou le financement des conflits. Contrairement aux cadres volontaires, l’approche de l’UE est juridiquement contraignante, renforçant ainsi la responsabilité », a déclaré mercredi Stavros Lambrinidis, chef de la délégation de l’Union européenne auprès des Nations Unies, lors du débat public du Conseil de sécurité sur le thème « Gouvernance des ressources naturelles : Fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité ».
L’UE estime par ailleurs que les pays producteurs devraient tirer davantage profit de leurs ressources naturelles. C’est dans cette optique que reposent les partenariats de l’UE avec les pays partenaires en matière de matières premières.
« Dans le cadre de son initiative Global Gateway , l’UE est un fervent partisan du corridor vert Kivu-Kinshasa un projet lancé par le président Tshisekedi qui, en combinant conservation, énergie hydroélectrique propre et chaînes de valeur durables, élargit les moyens de subsistance légaux des communautés locales et réduit l’espace pour l’exploitation illicite des ressources naturelles qui alimente les groupes armés », a-t-il expliqué.
Comptant parmi les principaux donateurs de l’ Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), l’UE a indiqué qu’elle soutient la mise en œuvre de la norme ITIE, référence mondiale en matière de transparence dans ce secteur.
L’année dernière, a rappelé le diplomate européen, l’UE a renforcé son soutien au développement des capacités et à l’assistance technique pour la mise en œuvre de la norme ITIE 2023 en Afrique subsaharienne.
« Depuis 2016, elle soutient également le fonds fiduciaire multidonateurs de la Banque mondiale, « Soutien programmatique mondial aux industries extractives », qui aide les pays à revenu faible et intermédiaire riches en ressources naturelles à exploiter leurs richesses minières pour un développement socio-économique durable et inclusif », a ajouté Stavros Lambrinidis, soulignant que, dans un contexte international fragmenté, l’importance des outils du Conseil de sécurité des Nations Unies, tels que les groupes d’experts, les régimes de sanctions et l’approbation du Processus de Kimberley, est capitale.
Réaffirmant son engagement à soutenir les pays producteurs dans leurs efforts, l’UE a jugé impératif de maintenir l’attention sur cette question cruciale, notamment en appliquant plus efficacement le cadre international existant, en soutenant des pratiques commerciales responsables et en plaçant les droits des producteurs locaux au cœur des préoccupations.






