L’administration Trump a annoncé mardi 2 juin des sanctions contre John Imani Nzenze, chef du renseignement du M23, groupe armé soutenu par le Rwanda, qui a commis des meurtres, de graves violations des droits de l’homme et des attaques contre des civils dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
John Imana est considéré comme l’un des plus proches collaborateurs et confidents de Sultani Makenga, commandant militaire en chef du M23, déjà sanctionné par les États-Unis et l’ONU. Selon Washington, Nzenze est un dirigeant du M23 depuis la première rébellion du groupe armé en 2012-2013, période durant laquelle il a mené des attaques contre des positions militaires congolaises.
« L’OFAC (département du trésor) a désigné Nzenze en vertu du décret présidentiel 13413, tel que modifié par le décret présidentiel 13671, pour son rôle de dirigeant du M23, une entité dont les biens et intérêts patrimoniaux sont bloqués conformément à ce même décret. Cette désignation a été effectuée en étroite coordination avec les Nations Unies », a annoncé la diplomatie américaine, assurant que l’administration Trump est fermement résolue à veiller à ce que toutes les parties respectent leurs engagements pris dans le cadre des accords historiques de Washington pour la paix et la prospérité et du cadre de Doha, et continuera d’utiliser tous les outils disponibles pour promouvoir une stabilité durable dans la région.
Les sanctions américaines impliquent notamment le blocage de tous les biens et intérêts patrimoniaux de John Imana, situés aux États-Unis ou détenus ou contrôlés par des personnes américaines.
Dans son communiqué, le trésor américain a rappelé que les campagnes militaires du M23 ont coûté la vie à des milliers de civils et provoqué une crise de déplacement massif de populations. Au cours de sa rébellion, le M23 a également perpétré des violations des droits humains, des meurtres, des attaques contre des non-combattants et des violences sexuelles.








