À l’approche des élections présidentielles et législatives de 2028, le haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a exhorté les autorités de la RDC à respecter et à garantir le plein exercice des libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique.
Dans une déclaration faite jeudi, Volker Türk a condamné les violences perpétrées la semaine dernière contre les manifestants rassemblés dans la capitale, Kinshasa, pour s’opposer à ce qu’ils considèrent comme des tentatives de modifier la Constitution afin de permettre au président sortant de briguer un troisième mandat.
« Il est préoccupant qu’au moins un manifestant ait été tué et au moins 38 autres blessés lors de la manifestation du 12 juin, dont quatre dirigeants de l’opposition. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a l’obligation de faciliter les rassemblements pacifiques et d’assurer la protection des participants », a-t-il indiqué, précisant que tout recours à la force par les forces de l’ordre doit être un dernier recours et respecter pleinement les limites que lui impose le droit international des droits de l’homme.
Il a, par ailleurs, salué l’annonce des autorités concernant l’ouverture d’une enquête sur l’incident et demandé que ces enquêtes soient « efficaces, indépendantes, transparentes et impartiales », et que toute personne reconnue coupable d’actes constituant des violations des droits de l’homme soit traduite en justice, dans le respect des garanties d’un procès équitable.







