Moïse Katumbi a adopté une posture active et courageuse face à un régime Tshisekedi déterminé à doter la RDC d’une nouvelle Constitution. Bien qu’en exil, l’opposant à choisi l’action plutôt que la soumission passive.
A l’instar de l’ancien chef de l’Etat Joseph Kabila, Katumbi agite l’article 64, qui dispose que tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution.
« Je l’exerce. Je l’assume », a-t-il déclaré vendredi, rappelle que « s’en prendre à la Constitution, c’est s’en prendre au peuple ». A Félix Tshisekedi, le message est sans équivoque : le peuple congolais ne se laissera pas faire.
Contre vents et marées, l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga entend affronter Tshisekedi qu’il accuse de vouloir se maintenir au pouvoir en violation de la loi fondamentale.
« En accédant au pouvoir, on prête serment de respecter la Constitution. A l’approche de la fin, certains cherchent à la contourner, voire à la défaire pour s’y maintenir. Or, il y a un temps pour tout : un temps pour servir le peuple, et un temps pour lui rendre le pouvoir qu’il vous a confié », a-t-il mis en garde.
L’opposition parle d’une seule voix au sujet de la réforme constitutionnelle. Il y a quelques jours, Joseph Kabila a appelé les Congolais à se lever comme un seul homme pour défendre l’ordre constitutionnel. A la majorité, on ne recule pas. La machine a été bien huilée pour atteindre ses objectifs.





