La neutralisation des FDLR passe par la « destruction de l’armée congolaise », affirme le sénateur rwandais Evode Uwizeyimana, alléguant que les Forces démocratiques de libération du Rwanda ont été intégrées dans les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Membre de la Commission des Affaires étrangères, de l’unité nationale et de la sécurité, Uwizeyimana épousant la rhétorique du président Paul Kagame estime que « le rôle des FDLR a été maintes fois expliqué par ceux qui ont été sur place, et les informations dont nous disposons, ainsi que celles qui nous ont été communiquées par les dirigeants congolais, confirment que les FDLR font partie des FARDC ».
Par conséquent, « les détruire, c’est détruire l’armée congolaise », a-t-il tranché, vantant les prouesses des Forces de défense rwandaises (RDF) qui, selon lui, ont donné une image différente du Rwanda par rapport à 1994.
Les Forces démocratiques de libération du Rwanda sont un mouvement résiduel opérant dans l’est de la République démocratique du Congo. Formée en 2000, cette milice est composée d’anciens réfugiés rwandais ayant fui le Rwanda après le génocide des Tutsis en 1994.
Au cœur des tensions persistantes entre la RDC et le Rwanda, le désarmement et la neutralisation de ce groupe sont des exigences majeures de l’accord de paix de Washington négocié par l’administration Trump.
Kigali les considère comme une menace existentielle justifiant le maintien de ses propres mesures de défense. Des initiatives de démobilisation se poursuivent, avec des opérations de rapatriement de combattants vers le Rwanda. Néanmoins, sur le terrain, le groupe est encore actif dans des zones des territoires de Masisi et Walikale, où les FARDC peinent à mener des opérations de neutralisation totale face aux affrontements récurrents avec le M23.







