L’ONU a exprimé mercredi 8 juillet ses « profondes préoccupations » face à l’escalade de la violence contre les intervenants luttant contre Ebola. cette violence compromet les efforts déployés pour contenir l’épidémie dans l’est du pays, a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU.
Des assaillants non identifiés ont attaqué, le 6 juillet, un centre de traitement Ebola à Butembo, dans le Nord-Kivu, et incendié les installations. Selon l’ONU, depuis la déclaration de l’épidémie le 15 mai, les partenaires humanitaires ont recensé des incidents de sécurité visant le personnel de lutte contre Ebola et d’autres travailleurs humanitaires dans les provinces d’Ituri, du Sud-Kivu et du Nord-Kivu ; des travailleurs humanitaires figurent parmi les blessés.
« Les autorités sanitaires nationales continuent de signaler que l’épidémie s’est étendue géographiquement, avec des cas confirmés d’Ebola désormais recensés dans la zone sanitaire de Boga, dans la province d’Ituri. Avec nos partenaires, nous continuons d’intensifier nos efforts pour dialoguer avec les dirigeants communautaires, les autorités locales, les représentants de la société civile et les communautés touchées afin de répondre à leurs préoccupations, de lutter contre la désinformation et de favoriser une meilleure compréhension de ces interventions », a-t-il indiqué lors de son point de presse quotidien.
Dans ce contexte d’instabilité, l’ONU a réitéré son appel à la protection des personnels de santé, des établissements de soins et des équipes d’intervention.
Sans un environnement sûr permettant aux personnels de santé, qui risquent leur vie pour aider autrui, de mener à bien leur mission vitale, notamment le dépistage des cas, le traçage des contacts et la prise en charge des personnes infectées, ces derniers ne peuvent assurer leur sécurité, a prévenu l’ONU.







