La phase de planification militaire visant à stabiliser l’est de la République démocratique du Congo (RDC) est lancée. Le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) et le Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA), une institution américaine du Département de la Défense, ont facilité la définition des modalités de retrait coordoné et vérifiable des troupes rwandaises du territoire congolais, lors de la septième réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (JSCM) tenue du 20 au 22 octobre 2026 en Allemagne.
Washington a mobilisé ses institutions de sécurité et de formation militaire pour encadrer les planificateurs congolais et rwandais. La réunion de Garmisch-Partenkirchen passe des intentions diplomatiques globales à la rédaction d’un « projet d’ordre d’opérations ». Ce document définit un échéancier précis pour le départ échelonné des Forces de défense rwandaises (RDF) présentes dans l’est de la RDC. Les détails n’ont pas été révélés.
Selon nos sources, il était question d’identifier précisément les zones d’où les soldats rwandais doivent se retirer (positions de combat, localités occupées aux côtés de la rébellion du FRN, anciennement M23/AFC) et les lieux de cantonnement, et préciser l’évacuation non seulement des soldats, mais aussi du matériel militaire.
L’ordre d’opérations circonscrit également la mise en œuvre du plan de neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). « Nous remercions AFRICOM et Africa Center d’avoir contribué à l’obtention de ce résultat positif. Les délégations ont respecté l’engagement pris lors de la sixième réunion du JSCM en août, en travaillant à la finalisation d’un projet d’ordre d’opérations en vue de son approbation. Cet ordre définira les modalités de la neutralisation des FDLR par la RDC et du désengagement des forces et de la levée des mesures défensives par le Rwanda. Nous saluons leur engagement constructif dans leurs efforts pour instaurer une paix durable et une prospérité partagée conformément aux Accords de Washington », a déclaré le bureau des Affaires africaines du Département d’Etat américain.
Le principal point de friction historique de ce conflit réside dans l’ordre d’exécution. Kinshasa attend généralement le retrait rwandais complet avant d’agir contre les FDLR, tandis que Kigali exige la neutralisation des FDLR avant tout retrait. Le projet d’ordre d’opérations vise à briser ce cercle vicieux, mais sa viabilité dépendra entièrement de la mise en place d’un mécanisme de vérification indépendant et rigoureux.







