Alors que les guerres s’éternisent à travers les continents et que les conflits se complexifient, les enfants continuent d’en payer le prix le plus lourd et le plus déchirant. Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Catherine Russell, directrice générale du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), a appelé la communauté internationale à redoubler d’efforts pour prévenir et résoudre les guerres qui ravagent la vie des des enfants.
Dans sa déclaration faite lundi 26 octobre 2026 lors du briefing du CS de l’ONU sur les défis liés à protection des enfants dans les conflits armés, Catherine Russell a souligné l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle dans l’armement, le recours accru aux drones armés et les nouvelles possibilités de recrutement, d’exploitation et d’abus offertes par les technologies numériques.
« Au nom des millions d’enfants pris au piège des conflits à travers le monde, nous devons redoubler d’efforts pour prévenir et résoudre les guerres qui ravagent la vie des enfants », a-t-elle déclaré.
La patronne de l’UNICEF a également évoqué sa visite au Soudan du Sud en décembre dernier et ses échanges avec des femmes et des filles ayant survécu à de terribles violences. À ce sujet, elle a indiqué que deux survivantes, qui avaient envisagé de se suicider avant de recevoir du soutien dans un centre soutenu par son institution, « ont décrit comment le soutien psychologique, l’entraide et le simple fait de disposer d’un lieu sûr où se réfugier étaient devenus une véritable bouée de sauvetage ».
Par ailleurs, elle déploré le fait que, plus d’un tiers des espaces sûrs pour les femmes et les enfants soutenus par l’UNICEF au Soudan du Sud avaient fermé cette année-là en raison des coupes budgétaires.
Le dernier rapport annuel du secrétaire général de l’ONU sur les enfants et les conflits armés couvre la période d’août 2025 à juillet 2026. Selon ce document, le plus grand nombre de violations graves a été vérifié en Israël et dans le territoire palestinien occupé (12 445), en République démocratique du Congo (4 114), au Nigéria (2 560), au Myanmar (2 203) et en Somalie (2 195) , indique le rapport.
En 2025, les violations commises contre les enfants dans les conflits armés ont atteint des niveaux sans précédent, l’ONU vérifiant 38 558 violations graves et violations, qui ont touché 24 174 enfants (15 493 garçons, 7 990 filles, 691 de sexe inconnu).
Il s’agit des chiffres les plus élevés enregistrés depuis la création du mandat. Pour la première fois, les forces gouvernementales ont été responsables des violations les plus graves et ont été les principaux auteurs des meurtres et des mutilations d’enfants, des attaques contre des écoles et des hôpitaux et du refus d’accès humanitaire.









