La 34ème région militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a annoncé lundi un coup de filet spectaculaire : 58 éléments de la coalition FRN-RDF ont déposé les armes tandis que 20 autres ont été capturés sur le champ de bataille. Ce revers cinglant pour les forces d’occupation s’est étendu sur un vaste front traversant les territoires de Lubero, Masisi et Walikale au Nord-Kivu, jusqu’à Kalehe au Sud-Kivu.
Ce tournant des opérations militaires met en lumière la déliquescence interne des troupes rwandaises et de leurs supplétifs. Loin de l’image de force disciplinée qu’elle tente de projeter, la coalition ennemie subit une hémorragie interne sans précédent.
Les 58 combattants qui ont choisi de fuir les rangs ne se sont pas seulement rendus aux positions officielles des FARDC ; ils ont également remis leur sort entre les mains des groupes de résistance locaux, les Wazalendo. Cette reddition massive démontre que la pression militaire conjointe sur le terrain étouffe l’armée rwandaise et ses alliés.
Les témoignages accablent Kigali. Selon le communiqué officiel de la 34ème région militaire, ces désormais ex-combattants ont levé le voile sur l’enfer des zones sous occupation rwandaise. Leurs déclarations convergent toutes vers les mêmes réalités sombres.
« Comme tous les autres qui ont précédé, ces rendus ont témoigné sur les exactions,les tortures et autres crimes horribles à laquelle, ils avaient été soumis dans les zones occupées par l’armée rwandaise. Ils ont été recrutés de force à Bukavu, Goma et dans d’autres agglomérations », a annoncé l’armée congolaise.
Aujourd’hui tirés de ce piège, les insurgés repentis lancent un appel pressant à leurs anciens compagnons d’armes qui hésitent encore dans la brousse. Le message est clair : déposez les armes avant qu’il ne soit trop tard.
De son côté, l’état-major de la 34ème région militaire joue la carte de la réintégration républicaine et stratégique. L’armée congolaise promet un accueil digne et sécurisé à tous ceux qui choisiront de rompre définitivement avec le mouvement rebelle. Pour l’agresseur, le compte à rebours est lancé. La machine de libération de l’est de la RDC est en marche, et elle semble désormais irréversible.







