Avec ses deux priorités fondamentales, « paix et sécurité – prévention et résolution des conflits », la République démocratique du Congo prend, ce mercredi 1er juillet, les commandes du Conseil de sécurité de l’ONU, principal organe exécutif de l’architecture multilatérale, conformément a l’article 18 du Règlement du CS qui dispose : « La présidence du Conseil de sécurité échoit, à tour de rôle, aux membres du Conseil de sécurité dans l’ordre alphabétique anglais de leurs noms. Chaque président demeure en fonctions pendant un mois ».
Les membres de l’instance restreinte, dont le mandat est de veiller au maintien de la paix et de la sécurité internationales, se réuniront en consultations pour examiner le programme de travail provisoire élaboré par Kinshasa. L’agenda congolais prévoit notamment une réunion de haut niveau, sous la présidence de Félix Tshisekedi, sur les liens entre les ressources naturelles, la paix, la sécurité et le développement durable.
Depuis son élection en juin 2025 comme membre non permanent pour la période 2026-2027, la RDC, victime de l’agression rwandaise, entend contribuer à l’édification d’un monde plus pacifique et plus juste. La diplomatie congolaise a levé l’option de renforcer également sa participation à la définition et à la mise en œuvre du nouvel agenda pour la paix, afin d’influencer, grâce à son potentiel diversifié, le débat sur la réforme des opérations de maintien et de consolidation de la paix, ainsi que sur la réforme du système de sécurité collective des Nations unies.
Mi-juin, l’ambassadeur congolais a participé pour la première fois à des négociations sur la situation dans son pays depuis son élection comme membre du Conseil de sécurité, au sujet du comité des sanctions. Selon nos sources, le Conseil de sécurité devrait voter aujourd’hui sur un projet de résolution renouvelant le régime de sanctions 1533 contre la République démocratique du Congo (RDC) jusqu’au 1er juillet 2027, et le mandat du Groupe d’experts (GE) assistant le Comité des sanctions 1533 contre la RDC jusqu’au 1er août 2027.
A la présidence, la RDC va jouer un rôle essentiel pour le fonctionnement du conseil en assurant l’organisation de ses travaux, notamment : l’établissement du programme de travail mensuel ; la préparation et la présidence des réunions, notamment la bonne tenue des débats ; l’adoption des résolutions, déclarations et communiqués de presse au niveau de l’ensemble des membres du conseil.
Les membres du Conseil de sécurité assurent une présidence rotative d’une durée d’un mois, selon l’ordre alphabétique anglais, et s’accordent sur un programme de travail mensuel. Au sein du Conseil, chaque membre dispose d’une voix. Les résolutions sont adoptées par vote à la majorité de neuf voix sur quinze. Les membres permanents disposent en outre du droit de veto. Toute décision du Conseil est rejetée dès lors que l’un des membres permanents en fait usage.
Les décisions adoptées par le Conseil de sécurité sont des textes juridiquement contraignants qui s’imposent à l’ensemble des États membres des Nations unies. Dans le cas où une situation menacerait gravement la paix, les membres peuvent adopter des résolutions imposant des obligations ou des sanctions à un ou plusieurs Etats.






