Le président de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye a lancé, lundi 10 août 2026, à Bujumbura, les travaux de la cinquième édition du dialogue continental sur l’Agenda jeunesse, paix et sécurité, autour du thème « Eau, paix et leadership inclusif en Afrique : institutionnalisation du rôle stratégique des jeunes et des femmes dans la prévention des conflits, la gestion des crises et la consolidation durable de la paix grâce à une gouvernance responsable des ressources ».
Dans son discours, le dirigeant burundais a exhorté les Africains à se coaliser pour prévenir les conflits là où les États sont encore stables et les arrêter là ou ils sévissent, rappelant que l’UA a déjà instauré « l’initiative de faire taire les armes ».
« De ce dialogue continental, disons à nos leaders non aux conflits armés, appelons à la solidarité continentale contre les guerres et le terrorisme. Engageons-nous à créer nous-mêmes l’emploi, car Dieu nous a créés pour travailler, et la matière première est encore là : elle nous attend. Au lieu de nous regarder comme des ennemies, décidons ensemble que notre ennemie commune est la pauvreté et coalisons-nous contre elle », a-t-il déclaré, invitant les dirigeants africains à étudier les mécanismes de démobilisation des combattants, ainsi que ceux susceptibles de participer aux conflits armés.
L’expérience africaine, a-t-il expliqué, montre que construire une paix durable nécessite des processus inclusifs de réconciliation, de renforcement de la cohésion nationale et de consolidation de nos institutions.
Cela repose aussi, a-t-il ajouté, sur la promotion d’une gouvernance qui implique tout le monde, d’une justice sociale pour tous, de la lutte contre l’impunité et du développement économique intégral.
« Nous ne devrions pas oublier de prendre en compte les facteurs de fragilité, tels que la pauvreté, les inégalités persistantes, l’exclusion des jeunes et la marginalisation de certaines composantes de nos sociétés, notamment les femmes. À travers cette belle initiative, chacun de nous doit contribuer à une dynamique en pleine expansion sur le continent, où la jeunesse africaine devient un véritable pilier pour prévenir les conflits, renforcer la paix et bâtir un avenir commun », a souligné le président burundais.
Dans la foulée, Evariste Ndayishimiye a indiqué que son souhait est que ce dialogue continental fasse mieux connaître aux jeunes et aux femmes l’agenda africain de la paix et de la sécurité, tout en soulignant leur rôle essentiel dans la réalisation de la renaissance africaine.
Il a aussi émis les vœux de voir en Afrique se créer une nouvelle génération, qui ne compte pas son avenir sur les mains des autres, mais une génération qui a un cœur apaisé, qui maîtrise ce pour quoi elle a été créée.





