Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa appelle à privilégier la diplomatie pour résoudre la crise sécuritaire dans l’est de la RDC, où au moins 16 soldats de la mission de la SADC (SAMIDRC) ont été tués lors de violents combats contre les rebelles du M23 et l’armée rwandaise, en 2025. Cet appel a été lancé vendredi 14 août 2026, lors d’une conférence publique organisée à l’Université du KwaZulu-Natal, en marge du 46e sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe.
Cyril Ramaphosa, qui s’apprête à prendre formellement la tête de l’organisation régionale, a indiqué que la situation dans l’est de la République démocratique du Congo demeure « la plus grave épreuve » de la détermination collective.
« Des millions de nos compatriotes africains ont été déplacés. Un pays d’une richesse minière extraordinaire est devenu un lieu de conflit et de souffrance. Des soldats de notre communauté ont été déployés pour appuyer les efforts visant à instaurer la paix et la stabilité. Ils ont servi avec courage et dévouement. Certains ne sont jamais revenus. Nous rendons hommage à ceux qui ont donné leur vie pour la paix. Nous leur devons, ainsi qu’à leurs familles et au peuple de la RDC, de continuer à rechercher une solution pacifique à un conflit qui a causé tant de destructions et de souffrances », a-t-il déclaré.
Face aux tensions persistantes, il a exhorté les dirigeants régionaux à travailler ensemble pour lutter contre les conflits, l’instabilité, les défaillances de la gouvernance, la pauvreté et les dissensions sociales. Selon lui, la région doit créer l’égalité des chances économiques et bâtir des institutions de gouvernance inclusives.
« Nous recherchons une région où les gens déménagent par choix, et non par désespoir. Rien de ce que nous souhaitons pour notre région n’est réalisable sans la paix. Les investissements ne se font pas sentir en zone de conflit. On ne peut répondre aux besoins sociaux fondamentaux des populations dans une zone de guerre. Un corridor économique ne peut se développer dans un territoire contesté », a-t-il souligné.
La situation dans l’est de la République démocratique du Congo reste très tendue. Malgré les efforts diplomatiques et les accords passés, les combats persistent au Nord-Kivu et au Sud-Kivu entre l’armée congolaise et le M23 appuyé par l’armée rwandaise.
Cette crise a provoqué une grave urgence humanitaire et de grands dangers pour les civils. Les discussions de paix peinent à donner des résultats durables sur le terrain. Des milliers de familles ont dû fuir leurs foyers et vivent sans aide suffisante. Les hôpitaux et les services de base manquent de moyens pour soigner les blessés et les malades. Et les violences et les abus contre les droits des civils, notamment les femmes et les enfants, continuent d’alarmer les organisations internationales.






