La paix au Soudan se heurte à une impasse persistante. Les Nations unies ont alerté lundi sur le fait que les violences en cours continuent de tuer des civils et de forcer toujours plus de personnes à quitter leurs foyers.
L’ONU a appelé une fois de plus toutes les parties à protéger les civils, à protéger les infrastructures civiles et à permettre à l’aide d’atteindre les populations rapidement, en toute sécurité et sans entrave.
« Dans l’État du Kordofan du Nord, les autorités locales ont signalé que plus d’une douzaine de civils ont été tués et d’autres blessés lors d’affrontements survenus vendredi à Um Arada, au sud-ouest de la capitale, El Obeid. L’Organisation internationale pour les migrations indique que plus de 4 200 personnes ont été déplacées de la ville et des zones environnantes vendredi et samedi. L’escalade de la violence au Nord-Kordofan perturbe également les opérations humanitaires. À Al Mazroub, ville touchée par une épidémie de choléra, les partenaires humanitaires des Nations Unies sont contraints de suspendre leurs activités et leurs services de santé depuis plus de deux semaines. Par ailleurs, dans l’État du Nil Bleu, de nouveaux combats ont été signalés la semaine dernière à Geisan, Kurmuk et dans les zones environnantes. L’OIM indique qu’environ 5 400 personnes ont été déplacées ces derniers jours », a rapporté Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU.
Malgré l’insécurité, l’ONU et ses partenaires humanitaires continuent d’apporter une aide aux populations dans le besoin. Dans la région du Darfour, le Programme alimentaire mondial a distribué une aide alimentaire à environ 2,3 millions de personnes en juillet.
Les partenaires humanitaires des Nations Unies continuent d’exhorter les donateurs à fournir des fonds supplémentaires pour la réponse humanitaire. L’appel de fonds de cette année pour le Soudan n’a été financé qu’à hauteur de 41 %, soit 1,2 milliard de dollars sur les 2,9 milliards nécessaires.







