Les tensions sont toujours vives entre le Rwanda et la RDC en dépit d’efforts diplomatiques déployés par les États-Unis pour trouver une solution pacifique. Mardi, les autorités rwandaises ont accusé le président congolais de soutenir des discours de haine, des persécutions et des violences visant les Tutsi, assimilant ces actes à un retour d’une idéologie génocidaire en RDC.
Selon le major rwandais (à la retraite) Peter Kubwayo, Félix Tshisekedi « s’est retrouvé entouré de gens qui avaient embrassé l’idéologie semée par les FDLR au Congo, et il l’a faite sienne, les rejoignant ».
Cet officier a estimé que les affirmations des dirigeants de la RDC selon lesquelles les FDLR sont une force résiduelle, ne constituant aucun danger pour le Rwanda, sont une déformation de la réalité et une tentative de détourner l’attention de la communauté internationale.
Ces accusations s’inscrivent dans le cadre du conflit persistant dans l’est de la RDC et des relations très dégradées entre Kinshasa et Kigali au sujet du soutien du Rwanda au groupe rebelle M23.
Le gouvernement de la RDC, de son côté, accuse régulièrement les forces supplétives et l’armée rwandaise de commettre des massacres de masse et des crimes contre les civils congolais, exigeant la reconnaissance internationale des préjudices subis dans l’est du pays.
Les deux pays ne s’entendent pas sur l’approche de neutralisation des FDLR, un engagement majeur pris par Kinshasa dans le cadre des accords de Washington. Si le gouvernement congolais privilégie une démobilisation volontaire, démarche approuvée par la communauté internationale, l’administration Kagame, quant à elle, exige des opérations militaires de grande envergure. Un désaccord qui illustre la complexité de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC, où l’armée rwandaise maintient sa présence malgré les multiples appels au retrait lancés notamment par l’ONU, l’Union européenne et les Etats-Unis.








